03.12.2009
Turbulence 40 - Prenons soin de nos moulins!
Je relaie bien volontiers et m'associe à ce message de mon ami peintre et graveur, Henri Baviera:
"Pour ceux qui ne le savent pas, les Moulins de la Larroque viennent de subir le plus gros outrage, après des années de travail, c’est à dire une mise en liquidation judiciaire, ceci après avoir perdu l’un des deux entièrement dans un incendie.
Je suis artiste peintre et graveur, client des moulins depuis une vingtaine d’années pour la qualité particulière de ses papiers entièrement fait à la main. Au cours de ces années il est entré dans l’édition de mes gravures par centaine de kilos. Une grande partie de ma production en dépend comme c’est le cas de nombreux de mes collègues. Ses papiers sont connus et appréciés dans le monde entier. Si vous êtes artiste c’est peut-être aussi votre cas.
Aujourd’hui le moulin est en danger d’expropriation par des gens qui ont profit et intérêt à le mettre en faillite et à se l’approprier.
Si cette pratique est hélas, d’un usage courant à notre époque, le cas présent mérite une attention particulière.
Il s’agit de défendre un patrimoine culturel de la plus grande importance, non seulement parce que celui-ci date de 1497, mais parce qu’aujourd’hui il demeure un pôle de savoir faire et de traditions qui sont en danger de disparition si l’on n’y prend garde.
Je veux attirer l’attention de tous les défenseurs de la culture, des artistes, des élus, des pouvoirs publics, des médias, sur ce drame scandaleux qui se déroule sous nos yeux.
Il est encore temps d’agir, pour sauver le moulin de cet acharnement aveugle et destructeur.
Il faut savoir que sans le papier nous en serions encore à écrire sur des peaux de bête et l’imprimerie n’aurait pu exister et à sa suite ni la culture et le savoir d ‘aujourd’hui.
Un moulin à papier n’est pas un bâtiment comme les autres, actuellement il n’en existe plus que trois ou quatre en France, il ne faut pas les laisser disparaître !!
D’une part pour la valeur patrimoniale qu’ils représentent, mais aussi comme fournisseurs incontournables des artistes, graveurs et éditeurs d’art, qui à leur tour subissent un grave préjudice si ces papiers disparaissent.
Pour terminer il y a lieu de dénoncer le niveau moral déplorable et l’extrême cruauté qui s’exercent au dépends de la famille Duchène exploitante des moulins depuis 1972 qui n'ont jamais compté leurs efforts depuis cette date.
Cette situation devrait faire l’objet d’une pétition au niveau national, d’une note au ministre de la Culture et à la Défense du Patrimoine.
Par cette lettre j’apporte personnellement tout mon soutien de citoyen à Monsieur et Madame Sanchez ainsi qu’à la famille Duchène .
J’invite tous les amis de la culture et des arts, à manifester leur soutien, en donnant leurs idées et à faire suivre ce message autour de vous.
Si vous êtes d'accord pour donner votre soutien il suffit de renvoyer cette lettre (en copier-coller)
en mettant vos commentaires et votre nom à la fin à
Fabienne et Louis Sanchez
moulindelarroque@free.fr"
09:25 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, papier, moulinsq de larroque
19.11.2009
Turbulence 39 - Vous avez dit livre? Encore?
Un ministre, ça signe! ça termine les boulots commencés. Hier, Hadopi. Aujourd'hui, la direction du livre et de la culture. Supprimée. Par décret. C'était dans l'air! Abattu, le mauvais oiseau!
Nous protégeons la création, ils ont dit ça, non? Nous avons le souci des créateurs, ils ont dit ça, non? Aussi ça, non? Quand ils parlent d'artistes et de culture, c'est d'"industrie culturelle" -voir Adorno et Horkheimer - qu'ils parlent et de tout ce qui va avec de l'uniformisation des modes de vie aux profits!
Hadopi, c'était cela! Aujourd'hui, c'est la direction du livre et de la culture qui est supprimée. Après quid du CNL, de sa commission qui attribue aides aux éditeurs et bourses aux auteurs? Et pourquoi pas la loi sur le prix unique du livre...J'en passe en attendant des meilleures, par exemple l'action éducative via les DRAC...
Voyez Survivance des Lucioles de Georges Didi-Huberman (ed de Minuit): Ils veulent la luce, la lumière du pouvoir, que tout soit clair, enfin! Que l'on baillonne ceux qui pensent dans les mots. À la réserve! Que disparaisent les lucciola, leurs lueurs intermittentes, erratiques, mineures, menues, petites, lueurs de résistance. Plein feu et qu'on en finissent avec tous ces contre-feux, ils disent, ils veulent ça! Détruire les lucioles et leurs signaux désirants, amoureux dont l'enjeu n'est rien de moins que de l'humain en formation, ils veulent ça!
Les lucioles ne disparaîtront pas! Beaucoup mourront. Meurent déjà. Mais faire un pas de côté, c'est se jeter dans le "présent de leur survivance", c'est les "voir danser vivantes au coeur de la nuit, cette nuit fût-elle balayée par quelques féroces projecteurs".
18:47 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, livre
16.11.2009
Turbulence 38- Henri Michaux et le style
À méditer par tous ceux qui croient que "le style, c'est l'homme" et par nous autres qui sommes engagés sur les chemins de l'écriture, cet extrait de Poteaux d'angle d'Henri Michaux:
"Le style, cette commodité à se camper et à camper le monde, serait l’homme? Cette suspecte acquisition dont, à l’écrivain qui se réjouit, on fait compliment? Son prétendu don va coller à lui, le sclérosant sourdement. Style : signe (mauvais) de la distance inchangée (mais qui eût pu, eût dû changer), la distance où à tort il demeure et se maintient vis-à-vis de son être et des choses et des personnes. Bloqué! Il s’était précipité dans son style (ou l’avait cherché laborieusement). Pour une vie d’emprunt, il a lâché sa totalité, sa possibilité de changement, de mutation. Pas de quoi être fier. Style qui deviendra manque de courage, manque d’ouverture, de réouverture : en somme une infirmité.
Tâche d’en sortir. Va suffisamment loin en toi pour que ton style ne puisse plus suivre."
19:32 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie, style, michaux
22.10.2009
Turbulence 37 - Mais des amis, proches ou plus lointains, viennent de mourir...
Terrible automne! Gérard Bobillier, Michel Flayeux et JeanMax Tixier nous ont quitté.
Si Gérard Bobillier dit "Bob" m'était resté quelque peu éloigné dans les brumes du Midi Noir quoique proche par ses livres aux couvertures jaunes - Ceux de Pierre Michon bien sûr, François Bon, Pierre Bergougnoux, Jacques Réda...- depuis les journées consacrées aux Cahiers du Sud, La génération de 1930 à Carcassonne - Oui, c'était il y a plus de 20 ans, en octobre 1987! - Michel Flayeux, l'infatigable passeur de poésie de La Seyne-sur-Mer, poète et éditeur, rencontré ici ou là à Toulon ou à Mouans-Sartoux m'était finalement plus proche. Quant à Jean-Max Tixier, sa présence sur ce blog - Voir les archives de novembre et décembre 2008 - vous diront combien il me fut proche, comme il fut si longtemps présent à Grasse auprès de l'Association Podio que dirigeait alors Jean-Marie Barnaud comme de la manifestation La Poésie a un visage.
Demeurent, de ce côté-ci du monde, les oeuvres!
15:03 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie
14.10.2009
Turbulence 37: Il était temps de rentrer...
Durant trois jours s'est tenu le festival du mivre de Mouans-Sartoux: Dans la fureur du monde. M'a accompagné une réflexion de Marguerite Duras tirée de son livre Ecrire:
"Il y a encore des générations mortes qui font des livres pudibonds. Même des jeunes : des livres charmants, sans prolongement aucun, sans nuit. Sans silence. Autrement dit : sans véritable auteur. des livres de jour, de passe-temps, de voyage. Mais pas des livres qui s'inscrustent dans la pensée et qui disent le deuil noir de toute vie, le lieu commun de toute pensée."
18:29 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie
24.05.2009
Turbulence 36 - ...et toujours plus de contrôle!
On ne peut plus s'absenter quelques jours, quitter les tiédeurs d'un printemps qui se traîne - Voir ici même Turbulence 22 du 02 juin 2008 -sans être rattrapé par des nouvelles venues d'en bas. Voilà que les fins limiers de l'antiterrorisme après Eric Hazan, directeur des éditions La Fabrique, s'en s'ont pris à deux éditeurs, Johanna et François Bouchardeau des éditions HB et samuel et Helena Autexier qui dirigent la revue Marginales. Il est vrai qu'ils ont manifesté à Forcalquier le 8 mai dernier pour soutenir Julien Coupat, toujours incarcéré depuis novembre 2008. Il est vrai qu'ils ont créés le CSA (Comité de Sabotage de l'Antiterrorisme). Il est vrai qu'ils ont leurs idées et qu'ils entendent les exprimer.
On croit rêver! Ou plutôt on est bien réveillé, c'est l'heure du laitier! On se dit que ces aubes-là sont toujours aussi navrantes! Restons vigilants!
10:35 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie
Turbulence 35 : Mais Antoinette Jaume et Fernand Verhesen viennent de mourir...
Le 20 avril 2009, Fernand Verhesen nous quittait. Le 03 mai, c'était au tour d'Antoinette Jaume de pousser la porte du jardin de derrière. L'un était né en 1913, l'autre en 1915. Poètes d'une même génération, d'un même engagement dans la poésie. Pour l'un, spécialiste de littérature espagnole, ce fut la traduction de nombreux poètes latino-américains dont Octavio Paz et Roberto Juarroz; la fondation en 1954 du Centre International d'Etudes Poétiques - Qui ne se souvient de cette belle revue que fut le Courrier International d'Etudes Poétiques? - dont les fonds sont aujourd'hui transférés à la Bibliothèque royalme Albert I; la fondation de la maison d'édition La Cormier dès 1949 qui accueillit Maurice Blanchard, René Char, Claire Lejeune, Werner Lambersy...et par deux fois Antoinette Jaume pour ses Abrupts en 1978 et son Inachèvement de la toile en 1983.
Tous deux avaient tôt Franchi(s) la nuit, selon un des titres de Fernand Verhesen, s'étant habitués à faire d'elle un des éléments essentiels du jour, celui du point de friction de l'instant où lève une présence jetée déjà dans l'insaisissable: ainsi Antoinette Jaume écrivit-elle Instances, publié chez Dominique Bedout en1989 et L'instant de présence en 2007 fut le dernier livre publié par Fernand Verhesen.
09:36 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie
13.05.2009
Turbulence 34 - Etre de son siècle?
En écho à la chronique 43 de Jean-Marie Barnaud: Agamben et Badiou : Pour penser le contemporain qu'il faut absolument aller lire sur http://remue.net/spip.php?article3232 - ces mots d'Ossip Mandelstam sur le poète Alexandre Blok in La taissonière du blaireau, De la poésie, Arcades, Gallimard, 1990:
"Blok était un homme du XJX et il- savait que les jours de son siècle étaient comptés. Aussi, avidement, n'avait-il de cesse d'élargir et d'approfondir à temps son monde intérieur, comme un blaireau remuant la terre pour s'y construire une demeure, en s'y ménageant deux ouvertures. Le siècle, c'est la taissonière; l'homme vit et se meut en ce siècle sur un espace qui lui est chichement mesuré, s'escrimant fébrilement à étendre ses possessions, tout en affectionnant par-dessus tout les entrées de son terrier. Ainsi, mû par cet instinct de blaireau, Blok approfondissait sa connaissance poétique du XIXe."
14:39 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie
04.05.2009
Turbulence 33 - Mais Martine Broda vient de mourir...
"Nie vie, ni mort/ vie-mort à jamais",
disais-tu
Martine Broda
Fabienne Courtade m'apprenait le décès de Martine Broda. C'était hier. Au moment de boucler sacs et valises pour mes montagnes.
Je ne la connaissais qu'à travers ses poèmes - je pense à celui intitulé Tholos - ses essais - et c'est le très bel article sur Vie secrète de Pascal Quignard qui me saute à la plume - ses traductions de Paul Celan - de La rose de Personne en 1979 à La grille de Parole en 1991- et parce que j'aimais son travail pris entre lire, traduire et écrire, je la connaissais donc.
Poèmes, essais, traductions, un même amour de la langue, du sein même de "ce siècle incompréhensible et saignant", porte la langue de l'amour au lyrisme. Un lyrisme débarassé de tout ce que le subjectif peut avoir de fadasse au profit du désir qui même réalisé sait demeurer désir - oui, Char n'est pas loin - figure même de cet impossible qu'elle savait devoir aimer.
"sur la tombe la plus fraîche
amas de fleurs cueillies
mauve obscur
et des lys à foison
blanc pur
vert immortel"
Martine Broda
19:24 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie
19.04.2009
Turbulence 32 - Mais Henri Meschonnic vient de mourir...
Henri Meschonnic, poète libre
Lodève, Les Voix de la Méditerranée. Eté 2008. Je viens d’écouter Jean-Yves Masson s’entretenir avec Henri Meschonnic. Riche de quelques questions, je le croise sur le stand de l’Atelier du Grand Tétras qui publie la revue Résonance générale qui lui a consacré son N°1 -Philippe Païni, Daniel Leroux, Laurent Mourey et Serge Martin, à qui j’ai emprunté le titre de cet article, en sont les rédacteurs. Je le retrouve ensuite sur le stand de la revue Faire part aux côtés d’Alain Chanéac et Alain Coste, qui la dirigent et qui viennent de publier, après un Jacques Dupin, matière d’origine, Le poème Meschonnic. A ma proposition d’un entretien à paraître dans l'Humanité courant 2009, il répond, sans hésitation et avec enthousiasme , favorablement. J’allais engager l’échange quand la ramasseuse de sarments est entrée hors-saison dans ses vignes. Henri Meschonnic est mort le 8 avril. Lui qui fut toujours homme de chantier, toujours à l’avant de lui-même, aventurier de la voix dans le poème, le voilà comme habitué à lui-même, à ses œuvres.
Si « ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience », selon les mots de René Char, alors Henri Meschonnic mérite les deux, par delà toutes les polémiques et les inimitiés. Il est vrai que l’homme eut parfois la plume dure et le mot acéré pour nombre de ses pairs. Et ils sont nombreux car cet enseignant, professeur de linguistique et de littérature à Lille d’abord puis à Paris VIII développa une œuvre critique – critiquer fut toujours pour lui conduire une réflexion sur ce qu’on ne connaît pas – considérable toujours en rupture avec les discours institués ou les modes tant sur le plan des essais – comment ne pas citer son Pour la poétique IV, Ecrire Hugo (1977) ou son langage heidegger (1990) – que sur celui des traductions – celles qu’il entreprit de la Bible , dès 1970 avec Les cinq rouleaux sont demeurées célèbres.
Sa grande originalité et ce qui donne cohérence à cet immense chantier fut de le développer à partir du poète qu’il entendait être depuis ses Dédicaces Proverbes (Gallimard,1972) au tout récent De monde en monde, paru en janvier dernier aux éditions Arfuyen. Ce poète n’écrivait pas des poèmes, il était celui que les poèmes faisaient. Avec Henri Meschonnic, le poème passe devant, la poésie derrière. Entendons-nous, la poésie quand elle n’est que cet amour de la poésie qui « produit des fétiches sans voix » avec quoi malheureusement, selon lui, on confond la poésie.
Avec Henri Meschonnic, le poème ne célèbre pas. Ne décrit pas. Ne nomme pas. Le poème est intervention – je ne peux m’empêcher d’entendre le « fini, maintenant j’interviendrai » d’Henri Michaux ! – ce qui suppose coupure et transformation. A Henri Meschonnic, on doit cette définition du poème : « il y a poème seulement si une forme de vie transforme une forme de langage et si réciproquement une forme de langage transforme une forme de vie ». Alors le poème, cet acte de langage qui toujours recommence, ce rythme particulier qu’il est rend visible notre rapport au monde. Là est le grand apport d’Henri Meschonnic : avoir pris le parti du rythme – Critique du rythme (Verdier, 1982), La rime et la vie (Verdier, 1990, repris en 2006, collection Folio), Politique du rythme, politique du sujet (Verdier, 1995)… - le parti du sujet. Celui du continu tant le rythme, selon lui, contient à la fois l’objet et le sujet, le monde et l’artiste. « Subjectivation maximale du langage », le poème est rythme. Il est l’oralité même, la voix comme « mode de signifiance » du langage dans l’écrit comme dans le parlé. Le poème donne plus à entendre qu’à voir. Il donne à entendre ce que les mots ne peuvent pas dire, ce continu d’un sujet. Là se fait le partage : de sujet à sujet – « Je parle, écrit Henri Meschonnic dans De monde en monde, / pour partager le silence / qui pousse tous les mots (…) pour transformer le silence / c’est ainsi qu’on s’entreparle ».
Cette théorie du rythme et du sujet rend indissociable poétique, éthique et politique. Le poème - l’œuvre d’art en général - est acte éthique et politique. Comme tel il transforme le sujet qui le fait et le sujet qui le reçoit. Pour cela, Henri Meschonnic pensait que les poèmes étaient susceptibles d’être entendus par chacun et que mettant en jeu le langage – ce qu’on en sait comme ce qu’on en fait – il mettait en jeu la société elle-même.
Henri Meschonnic ne s’est pas contenté de faire parti du monde – « on n’écrit ni pour plaire ni pour déplaire, écrivait-il, mais pour vivre et transformer la vie » - il sut y être présent. Et une présence, cela s’impose, s’expose. Et dérange. Comme un coup de vent. S’il déchire, il éclaire le paysage. A chacun d’aller vers ce qu’il ne connaît pas !
(article paru dans le quotidien L'Humanité, le 16 avril 2009)
20:28 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poésie

