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01/11/2011

Turbulence 47 - C'était en 1883...et aujourd'hui?

« En lisant cela, les banquiers qui savent bien que République ou Monarchie se valent pour eux tant qu’on ne laissera pas le socialisme se mettre à leurs trousses, les banquiers ont plaqué comme un verre de monocle , un louis d’or contre leur œil et ont lorgné par ce carreau, le mourant et le ministre, pouffant de rire, pris de pitié pour ces marionnettes dont leurs mains crochues tiennent les fils »

Jules Vallès, Le tableau de Paris, écrit en 1883

28/01/2011

Turbulence 46 - Indignez-vous!

On s'en posait des questions tous ces temps où nous avons pu prendre la rue: manifester peut-il déboucher sur un mouvement collectif de plus grande ampleur, une levée en masse du peuple? La réponse vient de Tunisie. Mais il fallut payer le prix du sang et des larmes!

02/01/2011

Turbulence 45 - Le temps des liquidateurs (bis)!

« Les liquidateurs sont toujours à l'oeuvre! Après la suppression de la direction du livre et de la culture (voir Turbulence 39 ) voilà que le Monastère de Saorge changerait de vocation: un hôtel! De luxe, on imagine! Ceux -la qui disent avoir le souci des créateurs sont prêts à brader x lieux dont le Monastère de Saorge au tourisme - "culturel" bien évidemment!!! »

 

Vous vous souvenez ? C’était dans ma turbulence 44 du 04/02/2010.

Elle s’intitulait « le temps des liquidateurs » !

Eh bien, un an après, ils sont toujours à l’œuvre les démolisseurs d’âme !

À Saorge, le 3 décembre 2010, Jean-Jacques Boin voit le contrat annuel qui le liait au Centre des Monuments Nationaux non renouvelé. Depuis 9 ans, ce haut lieu culturel a résonné de tant de voix d’écrivains en résidence, de concerts, d’exposition…va-t-il retourner au silence ? Pour combien de temps  et avec quelles perspectives ?

À Lyon, La scène poétique dont le poète Patrick Dubost s’est occupé de 2003 à 2010 à la Bibliothèque Municipale de la Part-Dieu vient de fermer son rideau. Plus d’une centaine de poètes français et étrangers sont venus risquer leur voix sur cette scène. Parmi les derniers, Bernard Noël et Charles Juliet. C’était le 15 décembre 2010. C’était la dernière séance. Patrick Dubost apprenait sans autre forme de procès la suppression du cycle 2011 sur décision unilatérale et sans discussion du nouveau directeur de la Bibliothèque !

À Grasse, c’est La Poésie a un visage qui passe à la trappe après 12 années d’existence. La Poésie a un visage c’était un partenariat entre la ville de Grasse, l’éducation nationale, la Drac, le Printemps des poètes, l’association Podio, Radio-Agora FM, le théâtre de Grasse, le Festival TransMéditerranée et tant d’autres. C’était durant tout le mois de mars des lectures publiques à la Bibliothèque Municipale puis à la Maison de la Poésie (créée en 2006), des rencontres (établissements scolaires, environ 45 classes pour une quinzaine de poètes ; Maison d’arrêt…) des prises de parole sur RadioAgora FM ; une déambulation poétique en vieille ville ; des préfaces poétiques au théâtre de Grasse ; des conférences… Par manque de volonté politique et pour de mauvaises raisons économiques et de fonctionnement propres à la ville de Grasse et à la Bibliothèque Municipale, la Poésie n’a plus de visage à Grasse !

Certes, bien intentionné, le conservateur actuel entend transférer la défunte manifestation à la communauté d’agglomération faisant miroiter une plus grande audience. De ce qui n’existe pas, je ne puis juger mais à voir le fonctionnement de la Maison de la Poésie cette année, sa programmation chaotique, l’arrêt du partenariat avec l’association Podio qui depuis plus de 25 ans travaille bénévolement pour assurer au fonds Vendel de poésie contemporaine – 30000 volumes sont en dépôt à Grasse ! – un rayonnement toujours plus grand, les doutes l’emportent ! Là où il fallait consolider, on mets à bas !

À paris, la Maison des écrivains (Mel) voit son budget menacé par l’annonce du gel de 5% du budget du Ministère de la culture. Elle devrait alors si cela se confirme renoncer à une partie conséquente de ses activités.

Ce ne sont là que quelques signes, j’y verrais quant à moi des symptômes !

Littérature, Poésie, Musique, Arts, Théâtre…cela fait lurette maintenant que la culture passe un mauvais quart d’heure ! La France avec !

La République sans la culture, c’est la nuit. La mauvaise nuit où attendent les monstres !

 

 

 

04/02/2010

Turbulence 44 - Le temps des liquidateurs!

Les liquidateurs sont toujours à l'oeuvre! Après la suppression de la direction du livre et de la culture (voir Turbulence 39 ) voilà que le Monastère de Saorge changerait de vocation: un hôtel! De luxe, on imagine! Ceux -la qui disent avoir le souci des créateurs sont prêts à brader x lieux dont le Monastère de Saorge au tourisme - "culturel" bien évidemment!!!

Je relaie de toute mon énergie mes ami(e)s Michaël Glück et Hélène Sanguinetti qui viennent de m'informer de ces menaces.Faites savoir tout cela autour de vous! Signez la pétition! Faisons-nous entendre! Ici, ailleurs. Partout!

Pétition monastre-1.doc

 

29/01/2010

Turbulence 43 - Haïti

En pensant à Haïti, aux haïtiens et tout particulièrement aux enfants,

En pensant à la simplicité meurtrière de la nature, à sa "force qui va", ni bienveillante, ni hostile... ces quelques lignes de Marguerite Duras:

"Tout est devenu BLEU.
C'est bleu.
C'est à crier tellement c'est bleu.
C'est du bleu venu des origines de la Terre, d'un cobalt inconnu. On ne peut pas arrêter ce bleu, ces traînées de poussières bleues des cimetières des enfants.

On souffre. On pleure. Tout le monde pleure.
Mais le bleu reste là. Acharné.
Le bleu des enfants comme celui d'un ciel."

 

31/12/2009

Turbulence 42 - 2010!

Aux ami(e)s, aux passant(e)s du blog, tous mes voeux de belle énergie pour affronter la dureté des temps! Debout, sur les barricades mystérieuses de la poésie et de ses entours!

Turbulence 41 - André Pieyre de Mandiargues et Yannis Ritsos, centenaires!

Couv Mandiargues-2-360.jpgJe reçois ce jour, 28 décembre 2009, les deux forts volumes des oeuvres poétiques complètes d'André Pieyre de Mandiarguescouv Mandiargues-1-Craie359.jpgEcriture ineffable précédé de Ruisseau des solitudes de L'Ivre Oeil et suivi de Gris de perle (N°454, 9,90 euros) ; L'âge de craie suivi de Dans les années sordides, Astyanax et Le point où j'en suis (N°455, 9, 90 euros), en Poésie/Gallimard. Depuis un an au moins, je tournais autour de André Pieyre de Mandiargues, du centenaire de sa naissance que personne ne saluait ou si peu. Et commei ces 2 tomes de celui qui aux côtés des romans, récits, nouvelles, pièces de théâtre et essais tenait la poésie pour la "forme suprême" que pouvait prendre "la littérature" sont les bienvenus!  Bienvenus pour saluer celui qui avait "pris la robe de l'ordre des insatisfaits": "vouloir peindre et écrire l'impossible". Sûr qu'on y reviendra au cours du Printemps des poètes 2010 à propos de "couleur femme"!

*

 

small81.jpgComme je tournais autour de Yannis Ritsos. Ritsos qui écrivait un "(...) J'insiste; je ne rends pas les armes" que tôt j'avais fait small84.jpgmien. Je saisis cette occasion pour signaler les deux volumes parus chez Ypsilon éditeur: Temps pierreux, Makronissiotiques, poèmes écrit lors de sa première déportation et Pierres, répétitions, grilles, édition intégrale que Gallimard avait publié de manière partielle en 1971; ainsi que le blog de Jacques Ancet (http://jancet.canalblog.com)dans lequel vous pourrez trouver l'article qu'il a consacré sous le titre de L'Inépuisable au poète grec, en 2007.

Que ce soit là mon salut à ces deux poètes! Mon salut comme une invite à les lire!

03/12/2009

Turbulence 40 - Prenons soin de nos moulins!

Je relaie bien volontiers et m'associe à ce message de mon ami peintre et graveur, Henri Baviera:


"Pour ceux qui ne le savent pas, les Moulins de la Larroque viennent de subir le plus gros outrage, après des années de travail, c’est à dire une mise en liquidation judiciaire, ceci après avoir perdu l’un des deux entièrement dans un incendie.

Je suis artiste peintre et graveur, client des moulins depuis une vingtaine d’années pour la qualité particulière de ses papiers entièrement fait à la main. Au cours de ces années il est entré dans l’édition de mes gravures par centaine de kilos. Une grande partie de ma production en dépend comme c’est le cas de nombreux de mes collègues. Ses papiers sont connus et appréciés dans le monde entier. Si vous êtes artiste c’est peut-être aussi votre cas.

Aujourd’hui le moulin est en danger d’expropriation par des gens qui ont profit et intérêt à le mettre en faillite et à se l’approprier.
Si cette pratique est hélas, d’un usage courant à notre époque, le cas présent mérite une attention particulière.

Il s’agit de défendre un patrimoine culturel de la plus grande importance, non seulement parce que celui-ci date de 1497, mais parce qu’aujourd’hui il demeure un pôle de savoir faire et de traditions qui sont en danger de disparition si l’on n’y prend garde.

Je veux attirer l’attention de tous les défenseurs de la culture, des artistes, des élus, des pouvoirs publics, des médias, sur ce drame scandaleux qui se déroule sous nos yeux.
Il est encore temps d’agir, pour sauver le moulin de cet acharnement aveugle et destructeur.

Il faut savoir que sans le papier nous en serions encore à écrire sur des peaux de bête et l’imprimerie n’aurait pu exister et à sa suite ni la culture et le savoir d ‘aujourd’hui.

Un moulin à papier n’est pas un bâtiment comme les autres, actuellement il n’en existe plus que trois ou quatre en France, il ne faut pas les laisser disparaître !!

D’une part pour la valeur patrimoniale qu’ils représentent, mais aussi comme fournisseurs incontournables des artistes, graveurs et éditeurs d’art, qui à leur tour subissent un grave préjudice si ces papiers disparaissent.

Pour terminer il y a lieu de dénoncer le niveau moral déplorable et l’extrême cruauté qui s’exercent au dépends de la famille Duchène exploitante des moulins depuis 1972 qui n'ont jamais compté leurs efforts depuis cette date.

Cette situation devrait faire l’objet d’une pétition au niveau national, d’une note  au ministre de la Culture et à la Défense du Patrimoine.
Par cette lettre j’apporte personnellement tout mon soutien de citoyen à Monsieur et Madame Sanchez ainsi qu’à la famille Duchène .

J’invite tous les amis de la culture et des arts, à manifester leur soutien,  en donnant leurs idées et à faire suivre ce message autour de vous.

Si vous êtes d'accord pour donner votre soutien il suffit de renvoyer cette lettre (en copier-coller)
en mettant vos commentaires et votre nom à la fin à

Fabienne et Louis Sanchez
moulindelarroque@free.fr"

19/11/2009

Turbulence 39 - Vous avez dit livre? Encore?

Un ministre, ça signe! ça termine les boulots commencés. Hier, Hadopi. Aujourd'hui, la direction du livre et de la culture. Supprimée. Par décret. C'était dans l'air! Abattu, le mauvais oiseau!

Nous protégeons la création, ils ont dit ça, non? Nous avons le souci des créateurs, ils ont dit ça, non? Aussi ça, non? Quand ils parlent d'artistes et de culture, c'est d'"industrie culturelle" -voir Adorno et Horkheimer - qu'ils parlent et de tout ce qui va avec de l'uniformisation des modes de vie aux profits!

Hadopi, c'était cela! Aujourd'hui, c'est la direction du livre et de la culture qui est supprimée. Après quid du CNL, de sa commission qui attribue aides aux éditeurs et bourses aux auteurs? Et pourquoi pas la loi sur le prix unique du livre...J'en passe en attendant des meilleures, par exemple l'action éducative via les DRAC...

Voyez Survivance des Lucioles de Georges Didi-Huberman (ed de Minuit): Ils veulent la luce, la lumière du pouvoir, que tout soit clair, enfin! Que l'on baillonne ceux qui pensent dans les mots. À la réserve! Que disparaisent  les lucciola, leurs lueurs intermittentes, erratiques, mineures, menues, petites, lueurs de résistance. Plein feu et qu'on en finissent avec tous ces contre-feux, ils disent, ils veulent ça! Détruire les lucioles et leurs signaux désirants, amoureux dont l'enjeu n'est rien de moins que de l'humain en formation, ils veulent ça!

Les lucioles ne disparaîtront pas! Beaucoup mourront. Meurent déjà. Mais faire un pas de côté, c'est se jeter dans le "présent de leur survivance", c'est les "voir danser vivantes au coeur de la nuit, cette nuit fût-elle balayée par quelques féroces projecteurs".

16/11/2009

Turbulence 38- Henri Michaux et le style

À méditer par tous ceux qui croient que "le style, c'est l'homme" et par nous autres qui sommes engagés sur les chemins de l'écriture, cet extrait de Poteaux d'angle d'Henri Michaux:

"Le style, cette commodité à se camper et à camper le monde, serait l’homme? Cette suspecte acquisition dont, à l’écrivain qui se réjouit, on fait compliment? Son prétendu don va coller à lui, le sclérosant sourdement. Style : signe (mauvais) de la distance inchangée (mais qui eût pu, eût dû changer), la distance où à tort il demeure et se maintient vis-à-vis de son être et des choses et des personnes. Bloqué! Il s’était précipité dans son style (ou l’avait cherché laborieusement). Pour une vie d’emprunt, il a lâché sa totalité, sa possibilité de changement, de mutation. Pas de quoi être fier. Style qui deviendra manque de courage, manque d’ouverture, de réouverture : en somme une infirmité.

Tâche d’en sortir. Va suffisamment loin en toi pour que ton style ne puisse plus suivre."

 

22/10/2009

Turbulence 37 - Mais des amis, proches ou plus lointains, viennent de mourir...

Terrible automne! Gérard Bobillier, Michel Flayeux et JeanMax Tixier nous ont quitté.

Si Gérard Bobillier dit "Bob" m'était resté quelque peu éloigné dans les brumes du Midi Noir quoique proche par ses livres aux couvertures jaunes - Ceux de Pierre Michon bien sûr, François Bon, Pierre Bergougnoux, Jacques Réda...- depuis les journées consacrées aux Cahiers du Sud, La génération de 1930 à Carcassonne - Oui, c'était il y a plus de 20 ans, en octobre 1987! - Michel Flayeux, l'infatigable passeur de poésie de La Seyne-sur-Mer, poète et éditeur, rencontré ici ou là à Toulon ou à Mouans-Sartoux m'était finalement plus proche. Quant à Jean-Max Tixier, sa présence sur ce blog - Voir les archives de novembre et décembre 2008 - vous diront combien il me fut proche, comme il fut si longtemps présent à Grasse auprès de l'Association Podio que dirigeait alors Jean-Marie Barnaud comme de la manifestation La Poésie a un visage.

Demeurent, de ce côté-ci du monde, les oeuvres!

14/10/2009

Turbulence 37: Il était temps de rentrer...

Durant trois jours s'est tenu le festival du mivre de Mouans-Sartoux: Dans la fureur du monde. M'a accompagné une réflexion de Marguerite Duras tirée de son livre Ecrire:

"Il y a encore des générations mortes qui font des livres pudibonds. Même des jeunes : des livres charmants, sans prolongement aucun, sans nuit. Sans silence. Autrement dit : sans véritable auteur. des livres de jour, de passe-temps, de voyage. Mais pas des livres qui s'inscrustent dans la pensée et qui disent le deuil noir de toute vie, le lieu commun de toute pensée."