10/04/2026
Exposition Martin Miguel jusqu'au 02 mai 2026 - Galerie Quadrige-La Diane Française (Nice)
09:13 Publié dans Du côté de mes publications, Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0)
Conférence-concert- "Etre compositeur aujourd'hui", Alain Fourchotte-Le 18 avril 2026 à 10h30 à Nice-Palkais de l'Agriculture
09:13 Publié dans Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain fourchotte
Exposition Robert Lobet- Voyage en livres d'artiste-Librairie-Galerie Matarasso du 10 au 25 avril 2026- Vernissage le 10 avril à partir de 16h
09:12 Publié dans Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : robert lobet, galerie matarasso
06/04/2026
Les éditions de l'Ormaie invitent à une PRESENTATION-LECTURES DE LIVRES D'ARTISTES DE MARTIN MIGUEL dans le cadre de l'exposition "Nous, compagnons de route..." de Marcel Alocco, le jeudi 9 avril 2026 à partir de 17h...
18:52 Publié dans Du côté de mes interventions, Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0)
Martin Miguel et le livre d'artiste- Présentation d'ouvrages et lectures, le 09 avril 2026 à partir de 17h Galerie Depardieu à Nice (06)
In Memoriam Daniel Schmitt (1929- 2026)
Figure de la poésie comme acte de présence et espace de rencontres, la mort a déraciné celui qui se voulait arbre pour ses oiseaux-poèmes. L’homme à la besace ne videra plus son sac comme il l’a fait avec nous durant de nombreuses années dans le cadre de l’Association Podio ou en compagnie des Amis de l’Amourier, ici ou là, à Grasse, Carros, Nice, Contes dans le cadre de manifestations telles que La poésie a un visage à Grasse ou La poésie des deux rives à Contes. Nombreuses furent ses interventions dans les écoles, collèges, bibliothèques, scènes diverses, chapelles, centres pénitentiaires, hôpitaux d’enfants…
Il aimait à dire qu’il était né une deuxième fois en 1941 grâce à Charles Trenet chantant Verlaine, qu’il écrivait depuis ici ou là – Ah ! la belle aventure des éditions Lo Païs ! – publiant depuis 1986 sa feuille La besace à poèmes qu’il distribuait gracieusement au hasard de ses rencontres, comme ce mystère des Chambres Hautes qu’il aimait :
Le mystère des Chambres Hautes
Le connais-tu le connais-tu
Le mystère des Chambres Hautes
Et tous leurs secrets tus
Univers de coussins de nattes
Avec des escaliers tournants
Comme une gamme avec ses notes
Que l’on monte en dormant
As-tu connu les Chambres Hautes
D’où l’on voyait sans être vu
Te souviens-tu des Chambres Hautes
Où longtemps on s’est tu
J’ai eu la chance de partager ces lectures et cette musica callada qu’il me fit découvrir dans les arènes en compagnie de Manou, compagne et muse, de partager avec eux de bien riches moments. Celle de publier, dans ma modeste structure éditoriale Les Cahiers du Museur, quelques titres de lui dont sa correspondance avec René char accompagnée de photographies de Lucien Clergue et Secret d’alcôve d’un haïku avec des photographies d’André Villers. Avec mes amis de l’Avelane à Grasse, dans le cadre de cet atelier d’écriture qui continue et qu’il a connu, nous continuerons encore à parler de lui et de Manou.
AF
11:06 Publié dans Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daniel schmitt
Centenaire de la naissance de Michel Butor-Alain Freixe/Martin Miguel dans la collection "Bonjour, Monsieur Butor" de Daniel Leuwers
11:05 Publié dans Du côté de mes publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain freixe, martin miguel, michel butor
Centenaire de la naissance de Michel Butor- Retour d'Islande de Michel Butor et Bernard Alligand-Livre d'artiste et film sur la chaîne You Tube éditions d'art FMA
RETOUR D’ISLANDE
MICHEL BUTOR - BERNARD ALLIGAND
Pour le Centenaire de la naissance de Michel Butor (1926-2026)
À l’occasion du centenaire de la naissance de Michel Butor (1926–2026), les Éditions d’art FMA ont le bonheur d’annoncer la parution de l’édition originale Retour d’Islande, poème inédit de Michel Butor, en dialogue avec une œuvre gravée et peinte de Bernard Alligand.

Édition originale RETOUR D’ISLANDE de Michel Butor et Bernard Alligand © Éditions d’art FMA 2026
Poème inédit typographié sur papier du Moulin du Gué. Œuvres peintes entièrement originales sur l'ensemble du livre : technique du Carborundum, estampage à sec, jets de sables noirs d’Islande, lavis d’encre noire,
peinture rouge de Falun, acrylique blanche. Tirage limité numéroté de 1/21 à 21/21 ex. (+1 HC). Exemplaires signés au colophon, tampon sec de la signature de l'auteur et signature de l'artiste.
On peut découvrir la lecture unique de Michel Butor ici : https://www.editionsdartfma.com/videos-livres-d-artistes
Éditions d’art FMa
Villa des arts 15, rue Hégésippe Moreau F-75018 Paris +33 (0)6 09 40 34 93 www.editionsdartfma.com
11:04 Publié dans Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : michel butor, bernard alligand, éditions d'art fma
03/04/2026
Lecture Georges Ribemont-Dessaignes - La ballade du soidat, par Yves Ughes, le samedi 4 avril à 17h-Galerie Chave à Vence (06)
09:01 Publié dans Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yves ughes, ribemont-dessaignes
28/03/2026
Balise 103-
La grâce fut toujours la chose qui jetait son éclat en passant
Que faire de l’évidence on l’égare dans le vocabulaire
Ainsi qu’on oublie tel objet une fois soumis au rangement
Bernard Noël, Le chemin d’encre, III-5
19:45 Publié dans Balises | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bernard noël
Lu 132- Jean-Pierre Siméon, Levez-vous du tombeau, Poèmes- NRF, Gallimard, 2019
Ce dernier livre de Jean-Pierre Siméon qui paraît chez Gallimard, nouveau chemin éditorial pour lui après le long compagnonnage avec Cheyne entamé en 1984 avec Fuite de l’immobile, est placé sous le signe du feu. On y entend parier pour « une morale de feu / de rocailles de hautes révoltes » ; on s’adresse aux « ardents », onze compagnons en flammes, « visiteurs de l’aube », « princes lumineux du chant et du vertige » ; on est pour une « langue révoltée / qui met le feu dans la gorge ». Ce feu est celui de la parole de poésie dont Jean-Pierre Siméon se fait le gardien et le passeur depuis ses Trente élégies de l’ardeur, paru chez Rougerie en 1985.
Audace, ardeur et ferveur, avec l’impatience heureuse, l’allégresse pour quatrième, il faut ces quatre-là pour franchir les passes, traverser le « roncier des peines », sans savoir où l’on va, si ce n’est vers cette présence à soi au travers d’une langue au service d’une vie battante qui serait en même temps présence au monde et aux autres.
C’est une Politique de la beauté (Cheyne, 2017) que poursuit Jean-Pierre Siméon et c’est le sens même de cette injonction qui fait titre Levez-vous du tombeau. Parole de réveil, insurgée contre la narcose qui anesthésie les cœurs, met « le désir à l’ancre », contre un nihilisme souffreteux, les passions tristes dans lesquelles s’enferment les « harassés », les « fatigués », les « (lucides) désespérés » d’un monde sépulcral. Une Politique de la beauté qui parie pour qu’enfin un jour ce soit la poésie qui « gouverne » ! La poésie, comme « arme miraculeuse » contre la mort. La poésie comme parole fondatrice « qui réconcilie le rêve et l’action, le rêve et la réalité » selon les mots d’Aimé Césaire. Ainsi voit-on Jean-Pierre Siméon poursuivre son « retour à la poésie / notre pays natal ».
Le livre s’ouvre sur « les sept cordes de la lyre ». Outre l’hommage aux Anciens, à Hermès et à Apollon – rappelons que celui-ci sans Dionysos qui nourrit de tout son désir que l’on sait être sans satisfaction possible, la tension qui fait briller le Brillant, « assommerait » disait Paul Valéry – une voix se fait entendre dont la résonance est celle d’une poésie fraternelle qui « comprend l’énigme par la peau », nous « délivre du temps des horloges ».
Là est toute l’intempestivité de Jean-Pierre Siméon qui n’entend pas obéir aux mesures du temps, qui y contredit par ses appels à des images capables de secouer le monde, sa recherche d’une harmonie rythmique, son parti pris d’un lyrisme mesuré et assumé, par son recours, alors que « tout tombe », à un « langage qui monte / qui érige un désir au-delà des larmes ». La poésie est « parole montante » - « signe ascendant » disait André Breton dans sa défense de l’image – vers ce pays de poésie qui pour n’être qu’un « vœu de l’esprit » est bien ce « contre-sépulcre » dont parlait René Char dans l’exergue de son poème « Qu’il vive ! ». Maintenir l’accès ouvert à ce pays de poésie est parier pour « l’humain / la famille humaine et son chant profond » car là il peut y avoir « essor de l’homme en lui-même / au-dessus de lui-même », là bat cette exigence qui « dans l’évidence d’une bourrasque » porte l’humain dans son plus propre devoir : cheminer hors chemin, le chemin se faisant « al andar » , selon les mots d’Antonio Machado, dans « un printemps sans preuve ». C’est alors que nous advient cette « joie batailleuse » qui nous accorde au monde, aux autres et à nous-mêmes ».
19:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
Lu 131- Armand Gatti, Comme battements d’ailes (Poésie 1961-1999),Collection Poésie/Gallimard, Choix et préface de Michel Séonnet,
Il y a 10 ans Les Amis de l’Humanité avaient organisé à La Maison de la Poésie de Paris une soirée Armand Gatti. Le fondateur de La Parole Errante avait alors 85 ans. Il avait fondé en 1975 ce Centre International de Création dans les locaux, à Montreuil, qui en leur temps abritèrent les studios Méliès, aventure collective en marge des routes toutes tracées, balisées du théâtre tel que les institutions l’envisagent.
Et c’est encore l’homme de théâtre auquel on pense quand on parle d’Armand Gatti.
On a raison et tort à la fois car depuis toujours ce que cherchait Armand Gatti, seul et avec son équipe, c’est quelque chose comme l’absolu de la langue par où passe l’humanité même de l’homme : « Nous sommes l’agonie d’une étoile. Seul, le verbe peut nous aider à retrouver l’éclat défunt de cette étoile. » C’est ce poète, là depuis toujours, depuis cette origine qui tourbillonnait dans les eaux de son devenir au-devant de lui, qui nous est rendu avec ce choix que Michel Séonnet, compagnon de création, compagnon d’étoile, a su opérer dans ces 40 années d’écriture. Choix, on l’imagine aisément, incomplet seulement 6 poèmes ont été retenus dont un dans son intégralité : Mort-Ouvrier de 1961.
Ce qui résonne dans ces pages, ce sont ces mots qu’Armand Gatti risqua un jour à propos de cette question qu’on nous assène si souvent : « Pourquoi écrivez-vous ? » : « pour changer le passé » répondit-il ! Et on comprend bien de quoi il s’agit : arracher l’histoire des mains des vainqueurs, parier pour le temps des cerises, rendre parole et vie à ceux qui en ont été privés. Ainsi peut-on vivre un aujourd’hui ! Ne pas renoncer à ses morts ! Ne pas se rendre !
Les poèmes d’Armand Gatti sont longs, spiralés, comme ces vols d’oiseaux - Gatti n’écrivait-il pas que « le fondateur de toutes les écritures est le vol des oiseaux » - qui vont, viennent et reviennent, s’approchent et s’éloignent dessinant au ciel d’improbables figures si bien que reste au ciel de ces pages comme un passage, une trace dans l’air. Et ce qui demeure en nous, c’est une résonance comme brûle une blessure - Verticale. Blanche – « version du vide dans la forme, et de la forme dans le vide ».
L’écriture d’Armand Gatti est d’une totale singularité dans les voix de notre temps. Elle dissone. Et dissonance vaut résistance. Armand Gatti dresse une langue singulière face à la GLAM, cette Grande Langue Molle dont parle Jacques Roubaud à propos des pouvoirs politico-médiatiques. C’est une langue d’oiseau entre rue et arbre, terre et ciel, hier et aujourd’hui. Aujourd’hui où « le champ est laissé libre aux arlequins de la propagande » - Georges Bataille écrivait cela dans Combat en 1944 – la parole d’Armand Gatti est bien de ce monde, elle se tient debout sur les heures. Elle est de ces combats qu’ont toujours initiés les hommes contre tout ce que certains d’entre eux ajoutent pour mieux asservir leurs semblables, pour mieux les briser, nez contre une réalité où « tout est perdu », comme l’écrivait Pierre Reverdy. Aussi quand on entend passer les oiseaux haut dans le ciel, on s’arrête, on lève la tête, on se redresse. Avec les oiseaux-poèmes, passe l’homme !
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