14/03/2026
Présentation et lectures de deux livres d'Alain Freixe dans le cadre de l'exposition de Marcel Alocco, Nous, compagnos de route le 26 mars 29026 à partir de 17h
08:58 Publié dans Du côté de mes interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain freixe, éditions de l'ormaie
06/03/2026
Exposition Alocco - Nous, compagnons de route... Vernissage le 12 mars 2026- Galerie Depardieu (06) à partir de 17h
16:49 Publié dans Du côté de mes interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alocco, miguel, charvolen, brondello, ben, arman
28/02/2026
Exposition "Nous, compagnons de route...artistes du XXème siècle...et suite : Arman, Alocco, Ben, Brondello, Charvolen, Miguel-Galerie Depardieu (Nice) du 12 mars au 02 mai 2026
Galerie Depardieu à Nice du 12 mars au 2 mai 2026
« Artistes du XXième siècle… et suite »
Arman, Alocco, Ben, Brondello, Charvolen, Miguel.
Animations :
- Jeudi 12 mars à 17h :
Vernissage de l’exposition
Présentation du nouveau livre de Marcel Alocco Un Panthéon Alocco, Livre d’artiste sous étui comportant 5 sonnets de Marcel Alocco à propos de Pétrarque, Du Bellay, Shakespeare, Hugo, Mallarmé, accompagnés de portraits tous originaux de Sylvain Besançon et un autoportrait de Marcel Alocco, tirage limité à 13 exemplaires.
A partir de 18h lecture par Paul Laurent
Présentation de Je suis ce que font mes mains, entretiens de Martine Monacelli avec Michèle Brondello, aux éditions de l’Ormaie. Tirage de tête présenté dans une pochette avec dessin original et couture de Marcel Alocco, avec un dessin de Michèle Brondello et un tissu de Louise Caroline.
A 19 h Buffet
- Jeudi 26 mars à 17 h :
Présentation des nouveaux livres d’Alain Freixe aux éditions de l’Ormaie : Ce qui reste dans le son froid de l’air qui passe, Poèmes 1978-1998, portrait par Sylvain Besançon, illustrations de Marcel Alocco, Martin Miguel, Ernest Pignon-Ernest, Germain Roesz. Tirage de tête présenté dans un coffret toilé avec suite des illustrations.
En route vers les images, avec Genesis, suite de dix pixoplasties originales de Jacques Godard, présenté dans un portfolio toilé, tirage limité à 18 exemplaires.
A partir de 18h lecture par Alain Freixe et présentation des livres qu’il édite aux Cahiers du Museur.
A 19 h Buffet
- Jeudi 9 avril à 17 h :
Présentation des livres d’artiste de Martin Miguel avec Marcel Alocco, Alain Freixe, Françoise Oriot, Michel Butor, Raphaël Monticelli, Michaël Glück, Michel Séonnet, Bernard Noël, Yves Ughes, Gilbert Casula, Claude Haza, Alexandre Bourgoin.
Lectures des auteurs présents
A 19 h Buffet
Contact - Galerie Depardieu, 6, rue du docteur Jacques Guidoni, (ex passage Gioffredo) 06000 Nice – France - Téléphone : +33 (0) 966 890 274 - Mail :galerie.depardieu@orange.fr
19:30 Publié dans Du côté de mes interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : galerie depardieu, arman, alocco, ben, brondello, charvolen, miguel
Colloque sur l'oeuvre de Claude Ber - Faculté des Lettres de Nice - les 23 et 24 mars 2026
19:28 Publié dans Du côté de mes interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : claude ber
26/02/2026
Exposition Franta - La condition humaine- Du 24 Janvier au 24 mai 2026 au Musée de Vence (06)
20:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
Lu 130-Patrick Laupin, Les Visages et les Voix & Thierry Renard, En première ligne, conversations avec Christophe La Posta, la rumeur libre
Patrick Laupin / Thierry Renard,
une même manière d’habiter le monde
« Les lois du cœur demandent des passeurs, des traducteurs ». Si Patrick Laupin est de ceux-là, Thierry Renard poète, infatigable animateur de l’Espace Pandora à Vénissieux est bien de cette trempe-là ! Je présentais ici même Patrick Laupin dans ma XVIIIème Chronique poétique, proposant aux lecteurs du Patriote Côte d’Azur de faire un pas de côté avec lui en découvrant son écriture à propos de son livre La mort provisoire publié en 2022 à la rumeur libre.
Retrouvons-le aujourd’hui à propos de Les Visages et les voix. Ce livre vient de loin. Cette troisième édition date de 2008 - la première chez Cadex avait vu le jour en 1991, la deuxième en 2001 chez Compa’Act – c’est à Lyon, en mars dernier, à l’occasion d’un salon du livre que Patrick Laupin me l’a offert. C’est « bouleversé d’humain » que l’on sort de sa lecture. Dans ce livre se tressent l’écriture de Patrick Laupin aux prises avec son enfance dans ces Cévennes aimées, avec celle en italique qui rapporte les propos de ceux qui vécurent la mine et ses travaux entre dignité, tendresse et solidarité ouvrière, et ces 46 photographies d’Yves Neyrolles, magnifiques images de paysages, d’hommes, de femmes et d’enfants. J’ai plaisir de proposer à voir et à lire à tous ceux, ami(e)s et camarades, prêts à se reconnaître en d’autres humains – ici ces mineurs de fond des Cévennes – ces Visages et ces Voix car je les crois capables d’être habités par cet écart : « trinité des larmes, de la chair et du soleil ».
« Comment se rendre proche du non-dit, de l’informulable, de l’indéchiffrable, de l’intransmissible (…)» se demande Patrick Laupin alors même que c’est cet inexprimable-là qui nous touche car ce n’est pas seulement dans les mots mais bien tout entre les mots, comme ces fumées, « étoile noire du puits émergeant dans l’amoncellent de «collines jaunes de genêts ». Tout dans ce livre résonne comme dans les fonds de ces ravins des cévenols, dans leurs plis de terre où le moindre bruit, la moindre voix trouve à multiplier ses ondes et sous le ciel desquels passent les merveilleux nuages des visages aimés.
Si En première ligne est un livre d’entretiens - il s’agit pour Christophe La Posta d’amener Thierry Renard à remettre ses pas dans plus de 40 ans d’écritures et d’actions diverses : lectures, conférences, édition, création d’événements dont l’actuel Magnifique printemps, festival pluridisciplinaire qui en mars déferle sur la région lyonnaise - c’est aussi un livre rythmé par des poèmes, contrepoints verticaux, trous d’air par où se dit, y compris dans l’émoi, cette manière singulière qu’à son auteur d’arpenter le monde et ses terres les plus arides comme les plus fertiles.
J’aime voir, dans ce livre, un homme attaché à réduire la fracture culturelle, soucieux toujours de ne pas oublier les publics défavorisés, attentif à éveiller les consciences et « travailler d’arrache-pied à l’émancipation humaine ». J’aime les deux visages de cet homme : mélancolie et refus d’un côté et enthousiasme et consentement de l’autre, quelqu’un qui sait prendre la mesure des murs sans oublier qu’il doit toujours y avoir une porte, « une porte ouverte sur l’espoir », porte que l’on peut toujours dégonder, comme le rappelle souvent le poète Serge Pey, pour la transformer alors en table afin de partager nourritures diverses avec les ami(e)s en ménageant une place libre pour celui ou celle qui viendrait !
Alors que l’argent-roi et ses dévastations, guerres ici et là, massacres et famines, nihilisme généralisé, perte générale du sens courbent toujours plus l’humain en nous, pour Patrick Laupin comme pour Thierry Renard, « il n’est qu’un seul poème, celui de la dignité de l’homme ». Pour eux, pour nous, il est de toute nécessité de résister à ses sourdes, pernicieuses, brutales et violentes poussées et aider au désenvoûtement du monde et des consciences en se faisant ramasseur et colporteur de vent, passeurs de poésie !
20:28 Publié dans Du côté de mes publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : patrick laupin, thierry renard, la rumeur libre
Lu 129- Thierry Renard, Œuvres poétiques, Tome II, la rumeur libre, 2018
Il y a deux ans, en avril 2016, c’était le tome I des Œuvres poétiques de Thierry Renard, voici maintenant le deuxième. Plus d’un millier de pages, la reprise de 7 recueils dans le Tome I et 14 dans le Tome II plus un inédit qui clôt le volume. J’observe que cet inédit a pour titre Le fait noir/deux qui fait écho au Fait noir, préfacé par Patrick Laupin qui ouvrait le Tome I, comme si 25 ans après le poème avait toujours et encore à témoigner du « passage inexplicable de la vie», son épreuve, ses rencontres, ombres et éclairs mêlés.
Deux tomes, c’est une somme ! Son ami Emmanuel Merle disait c’est une « cathédrale laïque » en pensant aux mots de Pierre-Albert Jourdan qui à propos d’un « amandier en fleurs tout bourdonnant d’abeilles » avait écrit : « c’est une cathédrale » ! Ce serait aussi comme un manteau de mots, un manteau de nuit troué de lucioles, traversé de quelques nocturnes « qui (traceraient) la chance d’un autre jour » selon les mots de Michel de Certeau.
La poésie est de l’ordre de ce combat, de cette guerre secrète – « combat spirituel aussi brutal que la bataille d’hommes » disait Arthur Rimbaud – pour garder ouvertes et battantes les portes de ce pays, ce « contre-sépulcre », même s’il n’est qu’un « vœu de l’esprit », cet inconnu devant soi qu’invoquait René Char sans lequel exister ne pourrait que s’effondrer dans les sables mouvants du libéralisme travaillés par l’argent-roi et le mépris des autres, proches ou lointains. Les poèmes de Thierry Renard, ces « éclats de réalité », disent l’urgence, tous sont écrits avec au bas des reins l’aigu d’une lame, celle du temps ; avec dans les poumons, comme une menace d’asphyxie et dans les yeux, le voile de quelques rêves non encore aboutis capables de tenir la bride au désespoir.
Ici, on écrit toujours au plus proche de ce que l’on ressent. Cela tient de la traversée, c’est une vraie expérience comme telle risquée car il ne s’agit pas seulement d’habiller de mots un vécu, il s’agit bien plus de l’interroger, de le mettre à la question, de le faire parler : « chaque poème est un raid dans l’inarticulé » dit Patrick Laupin des poèmes de Thierry Renard. Ici, on écrit « pour lire et dire le monde », « aérer le présent », se tenir debout, - quelque soient les coups qui jamais ne manquent surtout quand, comme Thierry Renard, on s’expose. Faut-il rappeler l’animateur infatigable, « l’agitateur poétique » selon ses propres mots, qu’il est, toujours sur la brèche de quelques projets nouveaux – passer avec armes et bagages du côté où l’homme n’est rien que cette chance du jour qui vient.
20:28 Publié dans Du côté de mes publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : thierry renard, la rumeur libre
Turbulence 76- Par les temps qui courent
"Nous risquons, si nous ne faisons pas un sérieux effort d’analyse, qu’un jour proche ou lointain la guerre* nous trouve impuissants, non seulement à agir, mais même à juger." (Simone Weil)
*Ajouterais-je : le fascisme sous un de ces nouveaux visages…
"Le fascisme n'est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution par temps de crise." ( Bertolt Brecht)
"Fascisme : miasme affreux de scie et de hache." (Michel Leiris)
18:55 Publié dans Dans les turbulences | Lien permanent | Commentaires (0)
22/01/2026
Exposition Tôle Ondulée - Galerie Itinéraire àç Vallauris)- Vernissage le samedi 31 janvier à partir de 11hs
15:21 Publié dans Du côté de mes interventions | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : galerie itinéraire
Balise 102-
"Voir c'est oublier le nom de la chose que l'on voit" - Paul Valéry
15:02 Publié dans Balises | Lien permanent | Commentaires (0)
A propos de Daniel Biga
Aux deux notes que je viens de mettre en ligne, je renvoie les lecteurs à mon "Lu-114" de 2015 à propos de son livre Bienvenue à l'Athanée publié aux éditions de l'Amourier.
Je mettrai prochainement en ligne l'entretien que Daniel Biga m'avait accordé et qui fut publié dans la revue Friches en 2013.
14:58 Publié dans Du côté de mes publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daniel biga
LU 128- Daniel Biga, L'Amour d'Amirat, éditions Unes, 2025
Daniel Biga, retour à Amirat*
Pour commencer, je souhaiterais rappeler ce que j’écrivais ici même en mai 2018 dans le N° 240 du PCA qui consacrait à Daniel Biga un important dossier dirigé par Raphaël Monticelli : « Daniel Biga, c’est Nice. C’est un amour douloureux de Nice. Et même s’il en a souffert et souffre encore bien des colères par manque d’air, caractéristique essentielle de toutes les erreurs, les catastrophes, voulues ou pas, fruits des incompétences parfois et de l’avidité de quelques-uns toujours, il en aime toujours la beauté doublée de cette fragilité qui la rend si précieuse et si poignante. Il en aime toujours la langue qui erre, aujourd’hui, fantomatique sur les lèvres de quelques ombres. Qui toujours plus s’effacent. »
Voilà que L’Amour d’Amirat vient de paraître aux Editions Unes. C’est la troisième édition de ce titre. Les deux premières l’ont été au Cherche midi éditeur en 1984 puis en 2013. Celle-ci se présente avec bandeau portant la reproduction d’un portrait déjà ancien de Daniel Biga par son ami de toujours Ernest Pignon-Ernest accompagné d’un jugement de JMG Le Clezio : « Une grâce est venue, une luminosité », tiré d’un article que ce dernier fit paraître dans le journal Le Monde lors de sa première édition en 1984. Ce livre aujourd’hui s’ouvre sur un dessin inédit d’Ernest Pignon-Ernest qui place d’entrée de jeu celui-ci dans l’atmosphère d’un érotisme naturel, fait d’écart, de jeunesse et de fraîche lumière.
L’Amour d’Amirat relate une année passée - 1977-1978 - dans la solitude des hauteurs d’un arrière-pays niçois. Cette solitude into the wild au Barlet va être l’occasion de retrouvailles : d’abord ce corps qu’on oublie au sein des densités urbaines et qu’il s’agit de remettre au diapason des rythmes naturels et au travail physique : maçonneries diverses, débroussaillages difficiles ; ensuite celle de tous les vivants qui peuplent les entours : animaux comme végétaux et bien sûr parmi eux hommes aussi, rares et de ce fait uniques, hommes simples, à leur place sur ce bout de terre, avec qui toute parole prenait sens au point que Daniel Biga pourra écrire : « je devins l’enfant adoptif du domaine (…) oui, une vraie renaissance avec les autres » (extraits des entretiens avec Jean-Luc Pouliquen publiés dans Sur la page chaque jour, paru chez Z’éditions en 1990 dans la collection « Aux archipels de la mémoire », dirigée par Marcel Alocco).
Amirat, ce lieu montagnard fut une expérience : la traversée risquée du « naufragé volontaire », du fuyard contemplatif, du nomade immobile, de l’ermite qui s’émerveille et retrouve le grand dans le petit, l’infini dans le fini, le lointain dans le proche. D’où la présence dans l’Amour d’Amirat des poèmes zen tels que « Quelle surnaturelle merveille ! / Et quel miracle ! voici / je tire de l’eau et je porte du bois ». Ainsi L’Amour d’Amirat est-il fait de « paroles courtes, denses, simples, ordinaires et qui pourtant soulèvent l’évidence », fulgurances où se mêlent instants et souvenirs, proches souvent de l’aphorisme ou du haï-ku.
J’aime à lire ce livre comme un éloge de la fuite. Déguerpir : se jeter à l’écart, faire le pas de côté, quitter un monde qui se ferme toujours plus sur lui-même, sur ses conventions, ses menteries multiples, ses mots et images privés de sens, sa violente latente ou déclarée - guerres et morts à la clé -, cette asphyxie générale qui gagne. Fuir, devenir indien, pour se retrouver et « tenter d’être soi-même à plein temps ». Fuir afin de ne pas oublier, afin de tenir ouvert le chemin de la source, celui de l’eau, de la circulation et de la fluidité qui fait du monde une présence nue et pure, occasion d’une de ces extases matérielles qu’aimait DB chez son ami JMG Le Clezio.
Bientôt 50 ans, vous me direz. Est-ce bien raisonnable de s’intéresser à cette aventure singulière ? N’y-a-t-il pas là vaine nostalgie ? Oh ! que non !
Il est urgent de lire Daniel Biga, de lire ou relire cet Amour d’Amirat pour son amour de la saveur mortelle du monde, son goût de l’intériorité, son sens tout particulier de la recherche spirituelle à partie du plus physique, sa pratique singulièrement jouissive de l’écriture poétique qui ouvre le poème sur émotions et vie nouvelle.
Oui, Il faut lire Daniel Biga. Il faut le lire soit dans ce mouvement d'amitié qui fut le sien lorsqu'il rencontra et écouta pour la première fois, Julien C., berger d'Amirat, sur l'alpage, "immobilisé dans une sorte de charme" et qui vous porte "au plus proche, au plus lointain", vous pousse plus haut, vous élargit vers plus grand ; soit dans l'urgence, comme quand on a froid, que la nuit tombe et qu'il faut vite installer un campement même précaire dans quelques ruines de rencontre.
L’Amour d’Amirat est un refuge, mieux un ref(o)uge comme il l’écrira dans ce Carnet des refuges que publieront en les éditions l’Amourier, un de ces lieux de passage où les fous que nous sommes aussi pourraient refaire leur plein d'énergie avant d'affronter la route qu'éclaire la lumière indécise du matin. Car il y aura un matin, un demain de luttes où relever épaules et tête. Ce livre est un livre fraternel.
(Publié dans le Patriote Côte d'Azur du 16 janvier 2026)
14:54 Publié dans Du côté de mes publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daniel biga, éditioins unes






