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11/05/2026

Rencontre avec Edmond Baudoin organisé par Les Amis de la Liberté, le 21 mai 2026 -Maison des Associations (Nice) à 18h30

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Balise 104- Bernard Noël et le rôle du poète

''Sans doute vaut-il mieux partir du fait que la société actuelle n'assigne aucun rôle à la poésie que, généralement, elle ignore. En conséquence, la poésie doit se fortifier de ce qui la nie et tirer de cette présence négative un nouveau souffle. D'ailleurs pourquoi est-elle ainsi reléguée? Parce quelle n'appartient pas à l'univers médiatique même s'il peut arriver qu'un poète y soit momentanément considéré. La raison de cette mise à l'écart est simple : la poésie ne saurait parler le langage simplificateur de la consommation sans y perdre sa nature, et elle ne saurait être lue sans contester la passivité qu'engendre cette simplification. Cela étant, faire acte de poésie, c'est aujourd'hui faire un acte de résistance à l'avilissement de l'intériorité par des stéréotypes qui, sous prétexte de démocratie, stérilisent l'émotion et l'imagination tout en privant de sens la pensée. Un produit conçu pour tous est forcément un produit insignifiant selon les critères de la consommation. La poésie, donc, est d'emblée inconsommable parce quelle a besoin, comme l'amour, d'un effort d'attention pour qu'advienne le partage. Sa signification est dans la qualité qu'elle rend alors au langage et, par lui, à la relation humaine...

 

10:01 Publié dans Balises | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bernard noël

Lu 133- Michaël Glück, Ciel déchiré après la pluie - éditions de l'Amourier-2019

Ciel déchiré après la pluie.jpgC’est peu de dire que le livre Michaël Glück trouble nos approches narratives, dérange nos habitudes de lecteurs, il nous « pique et mord », selon les mots de Kafka. Il nous laisse perplexe, tant il nous suggère plus qu’il n’exprime, tant il nous inquiète par les questions qu’il soulève, tant il nous porte à ouvrir piste de lecture sur piste de lecture. En quoi il importe selon moi, aujourd’hui.

C’est un récit fait de l’enchaînement de plusieurs histoires, de l’harmonie entre des éléments de récits, des moments du temps différents qui me font penser à cet art d’entrebezcar les mots des troubadours, un art de la composition, un art du secret et du silence…

Ce récit tourne autour et tente de conjurer, d’exorciser la peur, cette peur qui traverse nos temps de détresse. Ne sommes-nous pas toujours dans le temps des catastrophes ? Tout se passe comme si planait une menace, un danger imminent, quelque chose qui pourrait se produire de pire au sein même de nos jours comme une anticipation du malheur.

Ciel déchiré après la pluie mêle récits de guerres qui n’en finissent pas - exclusions, concentrations, exterminations… -  et récit d’anticipation – la catastrophe nucléaire a eu lieu. Cette composition où se mêlent les temps permet d’aller chercher dans hier, voir si ne subsisteraient pas là quelques graines survivantes. Ce rapport de tension au passé permet non pas de se jeter vers on ne sait quel futur finalement mais bien d’éclairer notre présent au moyen de questions qui concernent ce qu’il en est de l’homme, de ses relations aux autres y compris amoureuses – et oui, il y a aussi une histoire d’amour - de son pouvoir de nomination, de son art de raconter…

Plus que des personnages, il s’agit dans ce livre de voix : elles sont multiples et font polyphonie. Il y a celle de Weg, d’Eva, de L’homme qui marche, d’une femme infirmière ou médecin, de la femme sans yeux, des 70 enfants qui formeront ce choral des septantes qui va scander le récit. Toutes résonnent comme autant de questions. Et nul ne sait. On se méfie des mots d’hier, vieilles histoires et pensées anciennes.

Ce livre est le livre des questions. Questions telles qu’aucune réponse ne saurait venir clore, achever, parachever. Alors que tout semble se fermer, se tenir serré sous neige, pluie, neige à nouveau avant reverdie, tout reste ouvert. Entre l’exil d’un homme voué à l’errance et l’exode choisi par les septantes sous la houlette de l’Ange – toujours aux prises avec la question des noms– ce « bataillon de nous » qui ne sait où il va, vers quelle guerre, quel lieu, on se demande, dans cette histoire « pas finie », si tout va recommencer comme avant « ou bien » si un vrai commencement est possible ? Répétition ou reprise ? Michaël Glück en sait lui-même si peu que c’est à l’écriture qu’il confie son désir d’apprendre, d’en savoir un bout de plus sur ce que lui-même cherche. J’imagine qu’il ferait sien ces mots d’Edmond Jabès : « Nous n’écrivons pas, nous sommes écrits. D’où l’ouverture et le risque. »

Beau risque à partager. Lire n’est-ce pas sortir de soi-même et « aller vers notre nom perdu » ?

 

10/04/2026

Exposition Martin Miguel jusqu'au 02 mai 2026 - Galerie Quadrige-La Diane Française (Nice)

Ne ratez pas l'expo de Martin Miguel qui sera présent à la galerie samedi 18 avril entre 16 et 19hExpo Martin MIGUEL - 2026 - jepg.jpg

Conférence-concert- "Etre compositeur aujourd'hui", Alain Fourchotte-Le 18 avril 2026 à 10h30 à Nice-Palkais de l'Agriculture

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Exposition Robert Lobet- Voyage en livres d'artiste-Librairie-Galerie Matarasso du 10 au 25 avril 2026- Vernissage le 10 avril à partir de 16h

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06/04/2026

Les éditions de l'Ormaie invitent à une PRESENTATION-LECTURES DE LIVRES D'ARTISTES DE MARTIN MIGUEL dans le cadre de l'exposition "Nous, compagnons de route..." de Marcel Alocco, le jeudi 9 avril 2026 à partir de 17h...

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Martin Miguel et le livre d'artiste- Présentation d'ouvrages et lectures, le 09 avril 2026 à partir de 17h Galerie Depardieu à Nice (06)

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In Memoriam Daniel Schmitt (1929- 2026)

Daniel Schmitt-jpeg copie.jpegFigure de la poésie comme acte de présence et espace de rencontres, la mort a déraciné celui qui se voulait arbre pour ses oiseaux-poèmes. L’homme à la besace ne videra plus son sac comme il l’a fait avec nous durant de nombreuses années dans le cadre de l’Association Podio ou en compagnie des Amis de l’Amourier, ici ou là, à Grasse, Carros, Nice, Contes dans le cadre de manifestations telles que La poésie a un visage à Grasse ou La poésie des deux rives à Contes. Nombreuses furent ses interventions dans les écoles, collèges, bibliothèques, scènes diverses, chapelles, centres pénitentiaires, hôpitaux d’enfants…

Il aimait à dire qu’il était né une deuxième fois en 1941 grâce à Charles Trenet chantant Verlaine, qu’il écrivait depuis ici ou là – Ah ! la belle aventure des éditions Lo Païs ! – publiant depuis 1986 sa feuille La besace à poèmes qu’il distribuait gracieusement au hasard de ses rencontres, comme ce mystère des Chambres Hautes qu’il aimait :

 Le mystère des Chambres Hautes

Le connais-tu le connais-tu

Le mystère des Chambres Hautes

Et tous leurs secrets tus

 

Univers de coussins de nattes

Avec des escaliers tournants

Comme une gamme avec ses notes

Que l’on monte en dormant

 

As-tu connu les Chambres Hautes

D’où l’on voyait sans être vu

Te souviens-tu des Chambres Hautes

Où longtemps on s’est tu

 

P1060511.JPGJ’ai eu la chance de partager ces lectures et cette musica callada qu’il me fit découvrir dans les arènes en compagnie de Manou, compagne et muse, de partager avec eux de bien riches moments. Celle de publier, dans ma modeste structure éditoriale Les Cahiers du Museur, quelques titres de lui dont sa correspondance avec René char accompagnée de photographies de Lucien Clergue et Secret d’alcôve d’un haïku avec des photographies d’André Villers. Avec mes amis de l’Avelane à Grasse, dans le cadre de cet atelier d’écriture qui continue et qu’il a connu, nous continuerons encore à parler de lui et de Manou.

AF

 

 

Centenaire de la naissance de Michel Butor-Alain Freixe/Martin Miguel dans la collection "Bonjour, Monsieur Butor" de Daniel Leuwers

 

alain freixe, martin miguel, michel butor

alain freixe, martin miguel, michel butor

Centenaire de la naissance de Michel Butor- Retour d'Islande de Michel Butor et Bernard Alligand-Livre d'artiste et film sur la chaîne You Tube éditions d'art FMA

RETOUR D’ISLANDE

MICHEL BUTOR - BERNARD ALLIGAND
Pour le Centenaire de la naissance de Michel Butor (1926-2026)

À l’occasion du centenaire de la naissance de Michel Butor (1926–2026), les Éditions d’art FMA ont le bonheur d’annoncer la parution de l’édition originale Retour d’Islande, poème inédit de Michel Butor, en dialogue avec une œuvre gravée et peinte de Bernard Alligand.

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Édition originale RETOUR D’ISLANDE de Michel Butor et Bernard Alligand © Éditions d’art FMA 2026
Poème inédit typographié sur papier du Moulin du Gué. Œuvres peintes entièrement originales sur l'ensemble du livre : technique du Carborundum, estampage à sec, jets de sables noirs d’Islande, lavis d’encre noire,
peinture rouge de Falun, acrylique blanche. Tirage limité numéroté de 1/21 à 21/21 ex. (+1 HC). Exemplaires signés au colophon, tampon sec de la signature de l'auteur et signature de l'artiste.

On peut découvrir la lecture unique de Michel Butor ici : https://www.editionsdartfma.com/videos-livres-d-artistes 

Éditions d’art FMa

Villa des arts 15, rue Hégésippe Moreau F-75018 Paris +33 (0)6 09 40 34 93 www.editionsdartfma.com

03/04/2026

Lecture Georges Ribemont-Dessaignes - La ballade du soidat, par Yves Ughes, le samedi 4 avril à 17h-Galerie Chave à Vence (06)

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