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11/07/2026

Bonne nouvelle : Les éditions de l'Amourier publient "Marcher dans la blessure" de Ali Zare Ghanatnowi

Amies et amis des livres,

Pour vous, cette surprise : une nouvelle parution aux éditions L’Amourier.
Nous sommes encore là, au ralenti, certes, mais déterminés à suivre les chemins tracés par notre collection Livrets créée dans la nécessité pour porter des textes qui nous disent ce monde «mal vivant» en empruntant les contours délicats de la littérature. La collection est née avec un texte de pensée politique de Bernard Noël, La Place du regard. Il fut suivi par un livre à deux voix sur la tragédie palestinienne, Point de suspension d’Olivia Elias et Michaël Glück; aujourd’hui complétée par des textes d’Ali Zare Ghanatnowi, rassemblés sous ce titre significatif: Marcher dans la blessure.

 

Couv_Marcher_Recto.jpgIranien contraint à l’exil, Ali Zare Ghanatnowivit depuis 6 ans à Marseille. Cinéaste, écrivain et artiste visuel, il raconte le déracinement forcé, les menées d’un régime totalitaire sur les corps et le psychisme des êtres à sa merci; il raconte, comme le faisait son grand-père, afin que le peuple ne perde pas sa langue, ni ses figures, ni sa mémoire. Il écrit pour ne pas mourir dans la version du pouvoir, il montre pour que la peur ne reste pas cachée. Il dit pour que les aveux fabriqués ne deviennent pas l’Histoire.

Afin de trouver plus amples informations et lire quelques extraits en ligne sur notre site veuillez cliquer ici et, si comme nous vous êtes bouleversés à la lecture de ces récits, nous passer commande pour aider à ce que ce livre circule de mains en mains, toujours plus loin…

En amitié,Bernadette Grioteditions@amourier.fr

 

 

 

 

 

Derniers jours de l'exposition "Echapper au trouble" - Galerie Chave à Vence (06)

GALERIE CHAVE
12 et 13 rue Isnard
06140 VENCE


L’exposition


ECHAPPER AU TROUBLE 


Eugène Gabritschevsky


Aloïse, Dominique Arpoe, Rose Aubert, Jacqueline B
Patrick Balivet, Gilles Cornée, Michelle Gazannhes,
Jim Gore, Grégoire Thomas

se termine le 22 juillet prochain

gabritschevsky-1566.jpg

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Balise 106-

Jean Bazaine aurait pu souffler cela à son ami Henri Maldiney qui l’aurait transmis à André Du Bouchet pour que nous le recueillons aujourd’hui : « Travailler avec ce qu’on n’a pas. Non avec ce qui fait notre force, et qui est toujours illusion, mais avec notre faiblesse qui est notre ouverture au monde. Avec tout ce qui nous manque ».

 

17:47 Publié dans Balises | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jean bazaine

29/06/2026

Deux expositions de Joëlle Eyraud jusqu'au 5 juillet: L'une Galerie Matarasso à Nice (06) ; L'autre à la chapelle Saint-Jean Lgf, La Garde Freinet (83)

 

Chapelle  Saint-Jean Lgf., La Garde Freinet (Var)jpg.jpg

Joëlle chez Matarasso.jpg

28/06/2026

Lu 134 - Michel Ménaché, La paume des jours et autres poèmes, La rumeur libre, éditions 2018

la_paume_des_jours_michel_menache_cover.jpgÀ propos des peintures de Mylène Besson qui tournaient autour de La couleur des larmes, Michel Ménaché traçait quelques chemins intimes, prenant soin de laisser leurs portes grandement ouvertes, voies d’accès que Bruno Doucey rendit publiques en éditant ce beau livre en 2017. Ce sont d’autres chemins que nous propose de suivre aujourd’hui Michel Ménaché dans son dernier livre La Paume des jours et autres poèmes.

Michel Ménaché, cet homme de revues qui a toujours su lier approches critiques et écriture poétique, création et transmission ;  cet homme du livre d’artiste qui s’est toujours plu à accompagner et à répliquer aux propositions plastiques des peintres et autres artistes - la dernière partie de ce livre « L’œil nomade » en témoigne - Michel Ménaché a choisi d’extraire et de composer hors chronologie La Paume des jours comme on tend sa main avant de l’ouvrir aux autres et au ciel. Aussi a-t-il réalisé un agencement de textes qui vise à la résistance, un se dresser et se tenir debout comme l’arbre qui « pense le ciel / en fouillant la terre / de toute son âme ». C’est alors que l’homme s’unit à lui-même et que dans ce même mouvement qui « le pousse toujours plus loin », il est amené à « reconnaître l’altérité féconde ». Alors d’œuvre en œuvre s’ouvre une route et comme la promesse de la suivre.

 Comment ne pas penser à Jack Kerouac lui qui disait que la route était « la grande maison de l’âme », âme qui est au centre de ce livre dans des chapitres tels que « la pointe aux âmes » et « Au bonheur des âmes ». Comment ce « matérialiste lyrique » comme aime à se définir Michel Ménaché s’en tire-t-il avec ce mot chargé d’un si lourd passé métaphysique, pris dans les filets d’un dualisme bloqué sur lui-même. L’âme chez Michel Ménaché occupe une position centrale, c’est celle d’un entre-deux, espace vide et germinatif, entre le corps et l’esprit. C’est d’elle qu’il faut s’occuper. Et c’est en prenant soin de ses mots, en lisant, et si l’on écrit, en travaillant la langue, en la bousculant au besoin, en la « (prenant) d’assaut » va jusqu’à dire Michel Ménaché, que l’âme se retrouvera « toute entière : dans ces signes d’encre ». Ainsi le poète se fait « tailleur d’âmes ».  Par là il « touche / au vif » - et du coup nous touche quand nous le lisons - alors qu’il croit seulement « creuser / dans le vide ». Là se rencontre l’espoir dont Emilie Dickinson disait qu’il était « une chose avec des plumes / qui est perché dans l’âme / et chante l’air sans paroles / et jamais ne s’arrête – jamais ».

Parce que « l’énigme de vivre / est fil tendu », les lendemains chez Michel Ménaché ne chantent pas, « les lendemains (…) hantent ». Les lendemains sont revenants, en attente de corps. La poésie naît de là et c’est aux fantômes qu’elle entend se mesurer. Elle naît de ce « vertige » qui nous prend et nous tient quand l’enjeu est non seulement littéraire mais aussi politique, quand il en va de l’homme, de l’humain dans l’homme, humain qui ne se tient pas du côté de je ne sais quelle essence figée mais bien du côté de la chance, du devenir en tant qu’exigence, celle qu’affirme Michel Ménaché quand il demande de « laisser lever l’homme » et d’ « accorder / au vent / la dernière / danse ».

 

Alain Freixe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Balise 105-

« Les mots nous présentent des choses une petite image claire et usuelle comme celles que l’on suspend aux murs des écoles pour donner aux enfants l’exemple de ce qu’est un établi, un oiseau, une fourmilière, choses conçues comme pareilles à toutes celles de même sorte. Mais les noms présentent des personnes – et des villes qu’ils nous habituent à croire individuelles, uniques, comme des personnes – une image confuse qui tire d’eux, de leur sonorité éclatante ou sombre, la couleur dont elle est peinte uniformément (...) »

Marcel Proust

14/05/2026

Exposition "Femme révolver" d'Eric Massholder- Texte Alain Freixe- du 22 mai au 20 juin 2026 - Galerie Quadrige-La Diane Française (Nice)

Eric Massholder

11/05/2026

Rencontre Librairie Tschann (Paris) le 24 mai 2026 à 18h sur Joe Bousquet dans le cadre des Périphéries du Marché de la Poésie

Rencontre du 24 mai 26.png

Rencontre avec Edmond Baudoin organisé par Les Amis de la Liberté, le 21 mai 2026 -Maison des Associations (Nice) à 18h30

Baudoin-Amis de la liberté-21 mai 26.jpg

Balise 104- Bernard Noël et le rôle du poète

''Sans doute vaut-il mieux partir du fait que la société actuelle n'assigne aucun rôle à la poésie que, généralement, elle ignore. En conséquence, la poésie doit se fortifier de ce qui la nie et tirer de cette présence négative un nouveau souffle. D'ailleurs pourquoi est-elle ainsi reléguée? Parce quelle n'appartient pas à l'univers médiatique même s'il peut arriver qu'un poète y soit momentanément considéré. La raison de cette mise à l'écart est simple : la poésie ne saurait parler le langage simplificateur de la consommation sans y perdre sa nature, et elle ne saurait être lue sans contester la passivité qu'engendre cette simplification. Cela étant, faire acte de poésie, c'est aujourd'hui faire un acte de résistance à l'avilissement de l'intériorité par des stéréotypes qui, sous prétexte de démocratie, stérilisent l'émotion et l'imagination tout en privant de sens la pensée. Un produit conçu pour tous est forcément un produit insignifiant selon les critères de la consommation. La poésie, donc, est d'emblée inconsommable parce quelle a besoin, comme l'amour, d'un effort d'attention pour qu'advienne le partage. Sa signification est dans la qualité qu'elle rend alors au langage et, par lui, à la relation humaine...

 

10:01 Publié dans Balises | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bernard noël

Lu 133- Michaël Glück, Ciel déchiré après la pluie - éditions de l'Amourier-2019

Ciel déchiré après la pluie.jpgC’est peu de dire que le livre Michaël Glück trouble nos approches narratives, dérange nos habitudes de lecteurs, il nous « pique et mord », selon les mots de Kafka. Il nous laisse perplexe, tant il nous suggère plus qu’il n’exprime, tant il nous inquiète par les questions qu’il soulève, tant il nous porte à ouvrir piste de lecture sur piste de lecture. En quoi il importe selon moi, aujourd’hui.

C’est un récit fait de l’enchaînement de plusieurs histoires, de l’harmonie entre des éléments de récits, des moments du temps différents qui me font penser à cet art d’entrebezcar les mots des troubadours, un art de la composition, un art du secret et du silence…

Ce récit tourne autour et tente de conjurer, d’exorciser la peur, cette peur qui traverse nos temps de détresse. Ne sommes-nous pas toujours dans le temps des catastrophes ? Tout se passe comme si planait une menace, un danger imminent, quelque chose qui pourrait se produire de pire au sein même de nos jours comme une anticipation du malheur.

Ciel déchiré après la pluie mêle récits de guerres qui n’en finissent pas - exclusions, concentrations, exterminations… -  et récit d’anticipation – la catastrophe nucléaire a eu lieu. Cette composition où se mêlent les temps permet d’aller chercher dans hier, voir si ne subsisteraient pas là quelques graines survivantes. Ce rapport de tension au passé permet non pas de se jeter vers on ne sait quel futur finalement mais bien d’éclairer notre présent au moyen de questions qui concernent ce qu’il en est de l’homme, de ses relations aux autres y compris amoureuses – et oui, il y a aussi une histoire d’amour - de son pouvoir de nomination, de son art de raconter…

Plus que des personnages, il s’agit dans ce livre de voix : elles sont multiples et font polyphonie. Il y a celle de Weg, d’Eva, de L’homme qui marche, d’une femme infirmière ou médecin, de la femme sans yeux, des 70 enfants qui formeront ce choral des septantes qui va scander le récit. Toutes résonnent comme autant de questions. Et nul ne sait. On se méfie des mots d’hier, vieilles histoires et pensées anciennes.

Ce livre est le livre des questions. Questions telles qu’aucune réponse ne saurait venir clore, achever, parachever. Alors que tout semble se fermer, se tenir serré sous neige, pluie, neige à nouveau avant reverdie, tout reste ouvert. Entre l’exil d’un homme voué à l’errance et l’exode choisi par les septantes sous la houlette de l’Ange – toujours aux prises avec la question des noms– ce « bataillon de nous » qui ne sait où il va, vers quelle guerre, quel lieu, on se demande, dans cette histoire « pas finie », si tout va recommencer comme avant « ou bien » si un vrai commencement est possible ? Répétition ou reprise ? Michaël Glück en sait lui-même si peu que c’est à l’écriture qu’il confie son désir d’apprendre, d’en savoir un bout de plus sur ce que lui-même cherche. J’imagine qu’il ferait sien ces mots d’Edmond Jabès : « Nous n’écrivons pas, nous sommes écrits. D’où l’ouverture et le risque. »

Beau risque à partager. Lire n’est-ce pas sortir de soi-même et « aller vers notre nom perdu » ?

 

10/04/2026

Exposition Martin Miguel jusqu'au 02 mai 2026 - Galerie Quadrige-La Diane Française (Nice)

Ne ratez pas l'expo de Martin Miguel qui sera présent à la galerie samedi 18 avril entre 16 et 19hExpo Martin MIGUEL - 2026 - jepg.jpg