13/12/2008
Balise 37 - S'entretenir
N'oubliez pas Le quart livre! N'oubliez pas à propos des "paroles gelées" ce que Pantagruel répondit à Panurge: "Donner parolles estoit acte des amoureux"!
19:35 Publié dans Balises | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : littérature, poésie
Voix du Basilic - 28 entretiens conduits par Alain Freixe
Dans leur collection Voix d'écrits, les éditions de l'Amourier viennent de faire paraître ces Voix du Basilic. Il s'agit de donner à lire les entretiens qu'en l'espace de 10 ans j'ai pu mener avec 28 auteurs des éditions de l'Amourier:
Olympia Alberti, Marcel Alocco, Marie Claire Bancquart, Jean-Marie Barnaud, Daniel Biga, Serge Bonnery, Michel Butor, Michel Cosem, Daniel De Bruycker, Charles Dobzynski, Colette Deblé, Sylvie Fabre G., Claudine Galea, Michaël Gluck, Bernadetre Griot, Werner Lambersy, Henri Maccheroni, Jean MailIanJ, Anna Prucnal, Marcel Migozzi, Martin Miguel, Raphaël Monticelli, Bernard Noël, Florence Pazzottu, René Pons, Leonardo Rosa, Paolo Ruffilli, Fabio Scotto, Michel Séonnet, Yves Ughes, Martin Winckler.
On peut commander l'ouvrage (25 euros) sur le site des éditions : amourier.com
Pour ceux qui l'ignoreraient le Basilic est la gazette que publient 3 fois par an l'Association des Amis de l'Amourier. Ces 8 pages sontdiffusées à 1800 exemplaires en France et à l'étranger. Animal mythologique, plante méditerranéenne, que sais-je encore...notre Basilic est mode d'approche de ce qui est en jeu dans la littérature et la poésie, espaces de vie, d'expression et d'expérimentation. Si vous souhaitez le recevoir, envoyez vos adresses postales à mon adresse mel.
19:04 Publié dans Du côté de mes publications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature, poésie
Hans Freibach - Lalla des vestiges (à propos de Désert de J.M.G. Le Clézio
( Mon ami Hans Freibach vient de me communiquer ce texte sur Désert de J.M.G. Le Clézio. Ce texte avait été publié
dans la revue Aporie que dirigeait depuis Revest-les-eaux dans le Var, Jean-Claude Grosse. C'était en 1988.
Rappel:
D'Hans Freibach, on lira dans nos Archives:
- en novembre 2006: Du verrou à la clé (une réflexion sur la question du lieu en poésie)
- en décembre 2006: Les beaux chemins de Philippe Jaccottet )
Lalla des vestiges
« La philosophie n'a plus qu'une tâche : accuser partout l'occupation des lieux par la soldatesque. C'est de cela que nous mourons.» Ainsi parie Michel Serres.
Ailleurs, commentant le livre de Robin Clarke, La Course à la mort, il nomme « Thanatocratie » le gouvernement de ces forces qui nous dominent, depuis Hiroshima : instinct, ou claire décision du politique, ce sont des forces de mort.
Ailleurs encore, comme Girard et quelques autres, il suit, en amont, et jusqu'aux origines, la trace de ces conduites sacrificielles qui installent le pouvoir sur d'horribles offrandes.
Al’origine, nous les hommes, avons toujours su trouver des raisons pour tuer. Et nous, en Occident plus peut-être encore que les autres, nous qui possédons, comme les autres, cette arme imparable, l'argent, mais nous qu'inspire cette âme pervertie, lucide et raisonnante toujours, qui a son siège dans nos yeux : peut-être, oui, n'ayant jamais su regarder en vérité, avons-nous le regard qui tue ; le regard « qui ment ».
C'est tout cela que dit Désert, et plus encore. Car on doit bien se demander, fermé le livre, s'il ne faut pas modifier la formule de Serres. Dire « c'est de cela que nous mourons » ne suffit plus. Peut-être faudrait-il dire : « c'est de cela, de l'occupation violente du monde, que nous sommes morts », nos yeux, définitivement, étant aveugles.
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18:35 Publié dans Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : littérature

