12/10/2012
Lu 84 - Daniel Biga - Bienvenue à l'Athanée, éditions de l'Amourier, fonds poésie
Daniel Biga, c’est Nice. C’est un amour douloureux de Nice. Et même s’il en a souffert et souffre encore bien des colères par manque d’air, caractéristique essentielle de toutes les erreurs, les catastrophes, voulues ou pas, fruits des incompétences parfois et de l’avidité de quelques-uns toujours, il en aime toujours la beauté doublée de cette fragilité qui la rend si précieuse et si poignante. Et la langue qui erre, aujourd’hui, fantomatique sur les lèvres de quelques ombres. Qui toujours plus s’effacent.
Daniel Biga, c’est une vie artistique exemplaire que deux sources alimentent : les arts plastiques d’une part – on oublie souvent sa participation, au début du moins, à ce que l’on a fini par appeler L’école de Nice – et la poésie, la littérature d’autre part – je pense à sa participation dès 1962 à la revue Identités de Marcel Alocco, Jean-Pierre Charles, Régine Lauro…Là, la modernité se trouvait convoquée et interrogée. La pratique du cut-up – héritée des poètes de la Beat Generation – et du collage a toujours correspondu pour lui à la rumeur de fond du monde, à la multiplicité des voix, au tohu-bohu des images. Dans son œuvre : tons, idées, accents, langues se mêlent, s’entremêlent pour favoriser l’émergence d’un drôle de millefeuilles, produit d’une écriture épaisse, crémeuse et craquante à la fois, une écriture en volume que l’on trouve dans ce Bienvenue à l’Athanée qui vient de paraître dans le Fonds poésie des éditions de l’Amourier ( 13 euros). 
Outre ce titre à l’humour noir dévastateur, l’originalité de ce livre est qu’il est précédé de deux autres textes plus anciens et aujourd’hui épuisés : des extraits d’Histoire de l’air paru en 1984 et Sept anges paru en 1997. Or entre ces trois textes, aux écritures pourtant bien différentes comme s’il s’agissait des traces que laisserait la pointe d’un sismographe qu’on aurait placé en prise directe sur différents moments de ton existence, ça circule et ce qui circule, c’est une figure : celle de l’ange, cet étrange messager qui n’est pas que la pure figure d’ un pur esprit mais au contraire le compagnon quotidien, l’intermédiaire entre l’homme et le Tout Autre – le Rien ou le Tout, Daniel Biga s’en moque ! Pour lui, l’ange est du côté « des ombres, des fusains, des plantes, des miroitements, des eaux légères, des reflets, des parfums, des effleurements, des ondes, des caresses imperceptibles ». Il est moins le secret que ses abords multiples.
Il ya dans la poésie de Daniel Biga l’affirmation d’une forte présence au monde jusque dans ce qu’il a de plus âpre : la solitude, la perte, le déclin, la mort. Aimer le monde, c’est aussi arriver à pouvoir dire oui à l’inacceptable et pourtant totalement invitable, celui de toute mort.
A l’Athanée, on nous attend ! La Poévie de Daniel Biga – Il a inventé ce mot-valise pour signifier cette fusion, cette relation d’infusant/infusé entre la poésie et la vie/la vie et la poésie –force les passages, va de l’avant contre toutes les aliénations que notre monde secrète à l’envie. Cette force d’insoumission, Daniel Biga ll’installe au cœur de la langue, il la jazze. Dans Bienvenue à l’Athanée, on a ce tissage/métissage de tons, de sons, de langue (l’anglais y côtoie le Nissart !) ; ces ruptures de syntaxe, ces jeux de mots, ces collages/citations. Daniel Biga coupe, ravaude, crie, harmonise soudain, fait silence. Ça « mezcle » pour donner cours à une figure de la poésie.
Il est urgent de lire Daniel Biga pour son amour de la saveur mortelle du monde, son goût de l’intériorité, son sens tout particulier de la recherche spirituelle, sa pratique singulièrement jouissive de l’écriture poétique qui ouvre le poème sur émotions et vie nouvelle.
Bienvenue à l’Athanée, ce dernier saloon où l’on cause Poévie est aussi un salut aux vivants que nous sommes !
18:03 Publié dans Du côté de mes publications | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : daniel biga, alain freixe, poésie, éditions de l'amourier
A propos de Michel Butor poète - Résumé de mon intervention aux rencontres de Forcalquier des 07-08 juillet 2012
« Plus utile que jamais ! Indispensable ! » la poésie, dit Michel Butor
À quoi bon la poésie ? Si elle n’a pas à voir avec vivre, avec ce qu’il en est de vivre, ses contradictions, ses fatigues, cet épuisement qui nous tient. Aussi. À quoi bon la poésie si elle n’est qu’un jeu de langage, belles fleurs de serre stériles. Simple jeu de l’intellect, belle coque certes décorative mais vide. Ou alors étonnante conque, et quel exotisme alors où perdre son imagination. À quoi bon la poésie si elle n’aide pas à vivre, pas côté béquille consolatrice mais bien plutôt bâton de marche, bâton ferré pour un métier de pointe ?
J’aime que Michel Butor en toute occasion en clame l’utilité. Et n’est-ce pas sous ce titre provocateur L’utilité poétique qu’il a publié aux éditions Circé en 1995 ses cinq leçons de poétique, lues à la villa Gillet de Lyon au cours du premier trimestre 1994 .
J’aime que par delà ceux pour qui la poésie est hors champ, pas même ennemis, pire indifférents, ceux qui se contentent de hausser les épaules et passent, voûtés, dos maçonné sur l’horizon, col relevé, sans cou ni regards, il ne s’en laisse pas conter par ceux qui, idéalistes de peu, se prétendent ses amis, et qui pour la tirer hors de la fange de ce monde et la garder pure de toute dévastation la disent « inutile » croyant par là l’honorer. J’aime le voir régler leur compte à ses faux amis, ces êtres qui jouent du paradoxe et qui la disant « inutile » osent affirmer que c’est justement en cela qu’elle est vraiment « utile », paradoxe sophistique dont Michel Butor dit qu’on l’a « entendu jusqu’à la nausée ». Oui, ce sont des « paradoxes de supermarché », de purs jeux de langage.
Poésie ? Le mot chez Michel Butor occupe une position stratégique vis-à-vis de tout ce qui est affaire de langue : religion, musique, science, économie, politique et si tout ce qui est affaire de langue est au cœur de nos vies d’hommes, là où se joue la question de leur dignité donc du sens, alors au cœur du cœur, cœur de feu, il y a la poésie.
Poésie ? Le mot chez Michel Butor s’entend au plus près de son sens. Il dépasse les oppositions de genre aussi traditionnelles que figées.
Poésie est ce que font les poètes et poètes sont ceux qui facteurs de langue, artisans, fabricateurs d’un objet dont le ton singulier fait qu’il ne se ferme pas sur lui-même mais qu’il vibre de tous ses mots, rayonne entre ses lignes, brûle du fond de ses images et projette sa lumière et sa chaleur autour de lui. Ce « ton » est de l’ordre de la musique. De l’ordre de la prosodie, dit Michel Butor. Prosodie, le mot fait signe vers ce travail dans et sur la langue qui voit l’écrivain remuer les mots jusqu’à « passer de l’autre côté de (leur) surface » fracturer les clichés, ouvrir des brèches dans les tournures anciennes, organiser autrement les textes, faire boiter les formes fixes de la tradition, inventer d’autres usages pour les blancs, la ponctuation…et toujours rythmer la langue dans l’émoi, sous les coups de butoir du monde, les surprises qu’apportent tous les jours À l’écart où vit Michel Butor les artistes qu’il accueille toujours avec une générosité rarement égalée.
17:42 Publié dans Du côté de mes interventions, Du côté de mes publications | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : butor, freixe, poésie, utilité
Jean-Luc Despax - un poème
Jean-Luc Despax est né en mai 1968. Il est poète et écrivain. Il préside le centre français du PEN club. 
Dernier livre paru: 220 slams sur la voie de gauche, éditions du Temps des Cerises.
Chez le même éditeur viennent de reparaître ses poèmes politiques et satiriques: Des raisons de chanter.
Orwell 2012
Bacon and eggs and good coffee
Dans un hôtel du bout du monde
Breakfast anglais globalisé
Faut-il que Big Brother me gronde?
"Reprends des forces mon ami
Dans ce panopticon glacé
Couleur dollars gimme, gimme
Ton esprit critique affûté.
Ne pense plus petit Français
Cela fait du tort à l'argent
Quand nos résultats sont mauvais
C'est la faute de vos tourments."
Voilà que mes oeufs sont brouillés
Et mon café... empoisonné
Le novlangue: lyophilisé
Diffuse culpabilité.
17:27 Publié dans Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jea-luc despax, poésie
Michel Ménaché à propos de René Depestre (article paru dans la revue Lieux d’être en 2010 - n° 49 )
René Depestre, exilé planétaire
De Jacmel à Lézignan-Corbières, il y a la traversée du monde.
En 80 ans !
Le poète a pris sève partout où il posait pied : « Dans chaque pas en terre étrangère, / de nouvelles racines prolongent / le chemin qui vient du pays natal […] au feuillage musicien des nuits je lave / mon époque à l’eau de la tendresse du soir. » (Le métier à métisser) 1 A l’instar d’Edouard Glissant, dans son Traité du Tout-Monde, René Depestre juge le monde trop petit pour se borner à un espace délimité par d’obsolètes et lamentables frontières…
J’ai rendu visite à René Depestre en août 1998 à la Villa Hadriana, dans la petite ville de l’Aude où il s’est retiré grâce au prix Renaudot (1988). Thierry Renard m’avait proposé de concevoir un livre d’entretiens avec le poète haïtien établi en terre occitane. Les éditions Paroles d’Aube ont sombré avant que le projet ne se concrétise. Mais la rencontre, sur le mode parlé du réalisme merveilleux, fut un enchantement. J’en ai retenu quelques souvenirs piquants évoqués sous l’ombre majestueuse des grands palmiers. Notés pour partager le plaisir. Faire entendre l’hommage avec la voix libre et l’esprit ludique du poète.
Né sous le signe de l’arbre à pain, René Depestre dédia un poème à Nazim Hikmet alors enfermé dans une prison turque pour de longues années. Ce poème atteignit la cellule du poète captif dans un pain grâce à la complicité d’un lecteur audacieux et de clandestins intermédiaires. Plus tard, René Depestre rencontra Nazim Hikmet enfin libre. Le poète turc s’exclama : « René Depestre, mais c’est le poète dont le texte m’a été transmis dans un pain… »
La présence de Pierre Mabille, dès 1941, puis celle d’André Breton à Port-au-Prince, pendant la deuxième guerre mondiale, ont catalysé l’élan, fertilisé le terreau premier d’un imaginaire prêt à l’envol. Mais Depestre suivit aussi les cours d’anthropologie de Mabille à l’Université de Port-au-Prince. Breton et Mabille furent expulsés en 1946 en raison de leur influence sur la jeune génération des intellectuels réfractaires. Sous l’influence de Jacques Roumain, auteur de Gouverneurs de la rosée, mort prématurément en 1944, René Depestre et Jacques Stephen Alexis publièrent clandestinement début 45 une traduction en créole du Manifeste du Parti communiste. Il devint grand temps de prendre le large pour échapper aux sbires du dictateur de l’époque : Lescot. Paris s’ouvre alors au poète dans l’effervescence artistique et littéraire de l’après guerre… Il est étudiant en Lettres à la Sorbonne et se forme aussi en Sciences politiques.
A la suite d’un différend avec la direction du PCF, à propos d’un article publié par Maurice Nadeau dans Les Lettres Nouvelles, Aragon prend la défense de René Depestre et l’associe comme secrétaire jusqu’à son expulsion de France « pour activités subversives ». Après un séjour à Prague, il devient alors le secrétaire de Pablo Neruda au Chili, puis effectue un bref séjour en Argentine. La révolution cubaine le conduit à La Havane dès mars 1959. Il y séjournera longuement et sera l’ami de Nicolas Guillen, malgré la réputation sulfureuse du poète officiel, « faire-valoir » de Fidel Castro. Depestre participe aussi à un séminaire de jeunes cinéastes cubains aux côtés de Joris Ivens, le Hollandais volant. Grâce à cet universel documentariste au rayonnement considérable, il sera reçu à Pékin en 1965 par Chou En Laï et Mao. Mais de tous les dirigeants communistes qu’il a côtoyés, le seul qu’il ait apprécié sans réserve fut Ho Chi Minh qui, poète lui-même, lui donna à lire ses propres textes…
René Depestre raconte son passé de bourlingueur révolutionnaire revenu de ses espérances, d’amant universel d’inoubliables « femmes-jardins », avec la verve d’un Blaise Cendrars des antipodes, ouvert aux cultures du monde entier. Au cours d’une pause, il me conduit devant le pupitre sur lequel, debout comme Victor Hugo, il compose ses poèmes. Derrière son dos, les poètes rassemblés sur les étagères veillent. Au-dessus, rendus inaccessibles, les ouvrages révolutionnaires, témoins fatigués des illusions perdues, se couvrent lentement de poussière…
Mais revenons d’urgence à l’œuvre de René Depestre, poète planétaire. Le jeune homme en colère, avant de s’éloigner de Port-au-Prince, voyait à son arc « trois flèches capables de filer vers le même horizon, propulsées par un triple credo contestataire : la négritude debout, le brûlot surréaliste, l’idée de révolution. » (Poésie et Révolution) 2 A Paris, Claude Roy, en 1955, sera un des premiers, après Césaire, à lui dessiller les yeux, désignant Staline comme « le plus grand des Papa-Doc ! » Quant au surréalisme, il restera pour Depestre, presque invariablement « le paratonnerre du marxisme. » Chantre de la négritude, sans l’instrumentalisation idéologique dont elle est parfois l’objet, le poète continue le combat, pour ses frères humiliés : « Dans le gisement musculaire de l’homme noir / Voilà de nombreux siècles que dure l’extraction / Des merveilles de cette race […] Nul n’osera plus couler des canons et des pièces d’or / Dans le noir métal de ta colère en crue. » (Minerai noir) 3 Quelques années plus tard, dans Au matin de la négritude, Depestre salue encore le guide fraternel, Aimé Césaire : « Du dernier volcan est arrivé Césaire : / à chaque poème il renaît de ses cendres / pour redonner des ailes au rêve caraïbe. » 1 Quant aux utopies de sa jeunesse, le trait est définitivement tiré. Dans un Adieu à la révolution 2, le poète insurgé retombe brutalement sur terre : « mes rêves en morceaux tiennent dans un mouchoir. » Mais ce n’est pas un renoncement à la lutte. La forme évolue vers plus de retenue et de nouvelles flèches sortent du carquois poétique : « je suis un grand jeteur d’huile sur le feu… » Ou encore, contre les juges iniques de l’Alabama, complaisants avec la violence raciste des tueurs du Ku Klux Klan : « je suis un nègre-tempête. » (Prélude) 1 L’auteur tourne le dos au manichéisme, cible les valeurs fondamentales de l’éthique et de la dignité humaine, préconise un civisme international : « debout à mon pupitre, […] j’ajoute des siècles de détresse / à mon pauvre temps de poète, / je m’enroule en escargot ébloui / dans les noces du platane / qui renaît à ma vitre du matin. […] Il y a, seigneur du maïs et du blé, / un matin sans précédent à lever / dans l’aventure à pleines voiles / des droits encore enfants de l’homme. » (Ma femme réclame un poème épique, pour Amnesty international) 2
On n’aurait qu’effleuré l’œuvre de René Depestre si l’on omettait d’évoquer son érotisme solaire, salué par Milan Kundera 4. Dans Le merveilleux des années 80 2, le poète célèbre le corps féminin disséminé dans le « Tout-monde », puisque a fortiori, les frontières en amour sont totalement obsolètes : «Les femmes demeurent plus chouettes que jamais, / leur soleil n’a pas de secret pour mes soirées, / c’est un hymne perpétuel à la beauté : grâce / au halo des femmes, New York et Moscou, / Prague et Paris, Port-Louis et Jacmel / ont encore des vertiges à partager / avec la joie animale de nos poèmes ! » René Depestre s’en est expliqué lui-même dans un chapitre de son recueil d’essais, Le Métier à métisser 5 : Vive l’érotisme solaire ! L’ouverture vaut d’être citée : « Le côté païen et solaire de mon tempérament d’Homme de la Caraïbe situe d’emblée ma vision de l’amour à l’inverse de l’expérience douloureuse qui a marqué l’aventure de l’Eros occidental. Ce dolorisme existentiel est sans doute à l’origine des sentiments de honte, de tristesse et de culpabilité que la pornographie contribue à entretenir autour de la vie sexuelle aux dépens de la bonne et belle célébration de l’acte d’amour. » On ne saurait mieux dire…
D’Eros à Thanatos, l’imaginaire est toujours en mouvement. Les ans, cruellement, inversent la fréquence : « C’est la tombée du jour sur mon balcon / ma propre mort est en face de moi / nous voici qui bavardons à voix basse / comme deux oiseaux / sur la même branche verte de l’infini […] Nul n’est encore un homme / tant qu’il n’a pas vu / une fois au crépuscule / sa propre mort à ses côtés / pleurer de joie / face à la beauté du monde. » (Sur la mort) 1
Méditation sur l’aventure mondiale dont il fut à la fois un des acteurs et le témoin en état de veille, en état de poésie, René Depestre nous offre une Ode au XXème siècle 1 dans laquelle son expérience intime fait écho aux turbulences et aux crimes monstrueux accumulés : « Le monde se tait avec mes silences. […] O mon vingtième siècle, mon assassin, / tu peux étancher ta soif de sang frais dans mes veines, / tu peux assouvir ta haine sur mon corps / Mais tiens envers les hommes tes promesses de bonheur, / Jette de nouvelles semences dans les sillons des droits de l’homme, / Attache le soleil au moulin de leurs rêves / Attache ma vie à la roue des ténèbres… »
Le réalisme merveilleux et le matérialisme lyrique tressent en vers et en prose des images d’une profonde humanité dans cette poésie des bouts du monde réunis en un chant profond de l’être. Langage du corps à vif au contact des éléments: « La poésie, c’est / le pouvoir de vivre / et de voler jusqu’à la Grande Ourse / dans l’éclat d’un brin d’herbe. » 6
Longue vie, René Depestre7
1 Journal d’un animal marin (Gallimard, 1990)
2 Anthologie personnelle, Préface (Poésie Actes Sud, 1993, Prix Apollinaire 1993)
3 Minerai noir (Présence africaine, 1956)
4 Beau comme une rencontre multiple, par Milan Kundera, revue L’Infini, n° 34, 1991
5 Le métier à métisser (Editions Stock, 1998) Dans le même ouvrage, on peut lire une lettre que René Depestre m’adressa suite à un article que je lui avais communiqué après son passage à l’Espace littéraire d’Annecy. Cette lettre y est reprise sous le titre : De la créolité à l’identité-banian.
6 En état de poésie (EFR, collection Petite sirène, 1980)
7 Rage de vivre, œuvres poétiques complètes, Editions SEGHERS 2006
René Depestre a obtenu la même année le Prix Guillevic pour l’ensemble de son œuvre poétique.
17:17 Publié dans Mes ami(e)s, mes invité(e)s | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : depestre rené, ménaché, revue lieux d'être

