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05.12.2006
Balise 12
15:20 Publié dans Balises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
c'est assez juste, un petit souvenir de juin pour l'illustrer; mais les dieux sensoriels ne veulent y voir que ce qu'ils croient être le "talent" d'une forme poussièreuse qu'ils disent être comme eux et ils jettent des pierres sur celui qui prétend le contraire, fut-il l'auteur présumé par eux de l'oeuvre qu'ils admirent.
PRATIQUE CARNIVORE
La poésie est une Parole venue d'ailleurs, d'une source unique dont la mélodie insonore brûle insouciante dans un feu sans flamme. Son flux lumineux embrase les atmosphères ombrageuses, donnant de la saveur à la poussière et parfumant les mots frigides qui la composent.
Le poète est le mort aux yeux pourpres, il n'est que l'outil du destin, il sait son talent nul et ne sert que le verbe de velours bleu aux griffes d'acier rouge. L'acide a rongé ses névroses, une pluie de comètes a écrasé son orgueil, il n'est plus qu'un fleuve de lave qui rugit en silence un son ultime pour oreilles averties. La lame plantée dans ses yeux est le faisceau laser qui jaillit de l'outre-rien, aucune arme ne sait résister à ses tranchants de braise glaciale, aucune armure ne protège de son rayonnement harmonieux.
Le cœur du pulsar sait reconnaître ces mots et en tirer les conséquences. De ma main à ton cœur, s'élèvent les sanglots de la joie et la volupté assassine, un seul regard inonde les galaxies de la douceur et parsème les mondes de la splendeur des fleurs de crotale, orchidées langoureuses qui revitalisent l'espace absent. Dans la vacance d'un libre-arbitre illusoire se repeuplent les planètes de la folie.
Ecrit par : gmc | 05.12.2006

