<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>P/oésie - inedits</title> <description>Blog d'Alain Freixe - La poésie et ses entours</description> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/inedits/</link> <lastBuildDate>Wed, 20 Aug 2008 19:02:23 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/07/01/rene-daumal-aurait-cent-ans.html</guid> <title>René Daumal aurait cent ans</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/07/01/rene-daumal-aurait-cent-ans.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Du côté de mes interventions</category>  <category>Inédits</category>   <pubDate>Tue,  1 Jul 2008 15:20:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&quot;La porte de l'invisible doit être visible.&quot; René Daumal&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Né le 16 mars 1908 à Boulzicourt dans ce pays des Ardennes, on lui doit ce clin d'oeil à Arthur Rimbaud : &quot;Oui, nous sommes tous de la race d'Antée, et pour mon compte, je dépérirais vite si je n'allais chaque semaine piétiner, palper et souvent fouiller, râcler, retourner le ventre maternel. Paysan!&quot; ( le 29/07/1932 à Rolland de Renéville).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Avant &lt;i&gt;Le mont analogue&lt;/i&gt; - cette ascension inachevée d'un sommet inaccessible&quot;, ce voyage vers la Réalité, vers la &quot;vraie vie&quot; - on relira &lt;i&gt;La vgrande beuverie&lt;/i&gt; - cette satire du monde des &quot;hommes-creux&quot;, critique féroce des postures et des impostures de ses contemporains; on s'efforcera de prendre la mesure des efforts par lesquels, dans cette expérience qu'est la poésie, le poète René &lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/00/494dfbb61a7eac9f702992c5bef0d959.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/00/ad11316c4ad310094b334e46a2be4378.jpg&quot; id=&quot;media-215749&quot; alt=&quot;494dfbb61a7eac9f702992c5bef0d959.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-215749&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Daumal essaya d'être un &quot;poète blanc&quot;, s'arrachant aux rivages où il fut &quot;poète noir&quot;, tout en reconnaissant que &quot;de fait, toute poésie humaine est mêlée de blanc et de noir&quot; : mais l'une tend vers le blanc, l'autre vers le noir&quot; (cf. &lt;i&gt;Poésie noire et poésie blanche&lt;/i&gt; in Le contre-ciel, &lt;i&gt;Poésie&lt;/i&gt;/Gallimard); on visitera cette période des années adolescentes (1926-1932) qui le verra en compagnie de Roger-Gilbert Lecomte, Roger Vailland et quelques autres &quot;phrères simplistes&quot; tels que Pierre Minet du lycée de Reims créer le groupe - se joindront alors à eux à Paris Hendrik Cramer, Artur Harfaux, Maurice Henry, André Rolland de Renéville, Josef Sima...- et la revue &lt;i&gt;&lt;b&gt;Le grand jeu&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; - 3 numéros entre 1928 et 1930 - et débattre avec son aîné André Breton et le groupe surréaliste.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Que cet anniversaire soit l'occasion de redonner à lire le &lt;b&gt;&lt;i&gt;René Daumal&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; de Joë Bousquet qui, à Carcassonne, créa en 1928 la revue &lt;i&gt;Chantiers&lt;/i&gt; laquelle accueillera, malgré son ancrage dans le surréalisme via Paul Eluard, quelques membres du Granjeu comme André Delons, josef Sima...Cet ouvrage que vous trouverez au catalogue des éditions Unes comprend outre la fin de &lt;i&gt;Traduit du silence&lt;/i&gt; - Attention! Non le texte que Jean Paulhan tirera en 1941 des quelques mille pages qu'il emportera de la chambre de Carcassonne mais celui publié en date du 20 mai 1939 et constituant le N°65 des Cahiers du &lt;i&gt;journal des poètes&lt;/i&gt; - ; un hommage paru dans le N°272 des &lt;i&gt;Cahiers du sud&lt;/i&gt; et enfin une lettre inédite du 2 juin 1932 de Bousquet à Jean Ballard, directeur des &lt;i&gt;Cahiers du sud;&lt;/i&gt; le tout mis en situation par Bernard Noël dont je relèverai l'affirmation selon laquelle finalement il importe peu que le temps n'ait rendu justice ni&amp;nbsp; au Grand Jeu, ni à Bousquet &quot;car c'est la mort qui fixe et statufie: nous, les vivants, ne savons jamais ce qu'elle mettra à notre place pour déguiser l'absence. Le Grand Jeu n'est pas plus un sous-groupe surréaliste que Bousquet n'est &quot;un&quot; écrivain, lui qui cache sous son nom tout un mouvement anonyme, dont les voix multiples n'en finissent pas de troubler l'eau du regard trop chargée de présence et n'en finissent pas non plus de faire fleurir des visages au bord de l'amour devenu, par lui, énergie de la langue.&quot; On ne saurait mieux dire. Ces hommes se tiennent comme des rôdeurs, en bordure des routes, adossés aux fossés, les yeux perdus dans &quot;les confins de la lumière et de la nuit impénétrable&quot;, là où le regard se traverse de son propre coeur.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce que Bousquet dit de Daumal, je le dirais des deux, et volontiers des trois - Bernard Noël compris! -: n'en perdons aucun de vue, la vertu de poésie est intacte chez eux! C'est qu'avec Bousquet, ils considèrent comme une véritable et redoutable entreprise le fait de ne plus séparer vie artistique et vie morale, de ne plus admettre comme oeuvre littéraire digne de ce nom, c'est-à-dire capable de faire oeuvre de vie, et non de donner du rêve à consommer aux anesthésiés que nous sommes, que celles où la personne morale se trouve engagée.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/06/12/bruno-therasse-a-coaraze-le-6-juin-2008.html</guid> <title>Bruno Thérasse à Coaraze, le 6 juin 2008</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/06/12/bruno-therasse-a-coaraze-le-6-juin-2008.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Inédits</category>  <category>Mes ami(e)s, mes invité(e)s</category>   <pubDate>Thu, 12 Jun 2008 15:55:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/02/2137bcc65161b26a1597fffce483e19b.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/02/9a315b2a8f260315ea4593aaadf4bc79.jpg&quot; id=&quot;media-206293&quot; alt=&quot;2137bcc65161b26a1597fffce483e19b.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-206293&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;( &lt;b&gt;Bruno Thérasse&lt;/b&gt; est né en Belgique en 1961. Formation de comédien à Bruxelles, à Paris.&amp;nbsp; Films, Courts métrages, Pièces de théâtre, et l’écriture qui en est à ses débuts …&lt;br /&gt; Ce texte a été écrit dans le cadre d’un atelier d’écriture dirigé par &lt;b&gt;Jeannine Bastide&lt;/b&gt;, à l’occasion de la 10ème Fête des Amis de l’Amourier : &lt;b&gt;Voix du Basilic&lt;/b&gt;, à Coaraze. C'est là que je l'ai rencontré ce vendredi soir 6 juin, entre deux averses et trois éclairs. )&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;Derrière la porte&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; J’ai pourtant choisi d’être là,&lt;br /&gt; de vivre dans une pièce,&lt;br /&gt; avec une table, une assiette, une cruche,&lt;br /&gt; un couvert … avec moi, je suis sur une chaise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(photo Roger Guion)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le seul contact humain qui ouvre la porte de mon alcôve, c’est une dame sans visage.&lt;br /&gt; Elle a une robe noire de la tête aux pieds.&lt;br /&gt; Elle m’apporte deux ou trois bouchées, cela me suffit amplement.&lt;br /&gt; En fait, je ne cherche plus à savoir.&lt;br /&gt; J’ai perdu la notion du temps,&lt;br /&gt; mais pourtant, j’ai l’impression d’avoir grandi.&lt;br /&gt; Je suis sûr d’avoir été plus gros.&lt;br /&gt; J’avais du mal à m’asseoir sur cet espace à quatre pattes que l’on glisse sous la table.&lt;br /&gt; Je me souviens de mon souffle laborieux,&lt;br /&gt; j’avais des difficultés à mettre un pas devant l’autre.&lt;br /&gt; « Espèce de gros patapouf. Attends ! …&amp;nbsp; On va chercher une aiguille … On va te péter !»&lt;br /&gt; Le jour où j’ai senti la peau sur mes os, je n’ai plus été le même.&lt;br /&gt; J’étais devenu marcheur, mes yeux étaient plus forts que tout,&lt;br /&gt; et je transperçais les murs épais de ma chambre.&lt;br /&gt; Depuis, je marche beaucoup, au dehors.&lt;br /&gt; Tous les jours, je sors.&lt;br /&gt; Et aujourd’hui, la campagne est habillée de blanc.&lt;br /&gt; Depuis combien de temps ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;© Bruno Thérasse&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/06/02/lu-25-coleridge-la-ballade-du-vieux-marin.html</guid> <title>Lu 25 - Coleridge, La ballade du vieux marin</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/06/02/lu-25-coleridge-la-ballade-du-vieux-marin.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Du côté de mes interventions</category>  <category>Du côté de mes publications</category>  <category>Inédits</category>   <pubDate>Mon,  2 Jun 2008 21:57:21 +0200</pubDate> <description> ( Vient de paraître, Samuel Taylor Coleridge, &lt;i&gt;La ballade du vieux marin et autres textes&lt;/i&gt;, Poésie/Gallimard, Cat 7)&lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/00/02/113432f5134e6a0ccc338f32cb4acff8.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/00/02/43f3238c4b658fe9a909ae596b3f3445.jpg&quot; id=&quot;media-200331&quot; alt=&quot;113432f5134e6a0ccc338f32cb4acff8.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-200331&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Romantique Samuel Taylor Coleridge (1772-1834) ?&lt;br /&gt; Oui, et pour plusieurs raisons. Dans une très éclairante préface Jacques Darras qui a assuré la traduction de ces textes – l’essentiel de l’œuvre poétique de Coleridge -&amp;nbsp; s’attache à mettre en évidence ses errances de marcheur puissant – Il faut l’imaginer en « voyageur perdu au-dessus d’une mer de nuage », de dos, les yeux perdu au loin surplombant la nature sauvage du pays de Galles et des Lacs du côté de son ami le poète Wordsworth avec qui il composera durant l’année 1797 ces Lyrical ballads, publiées sans nom d’auteur, qui vont « révolutionner la sensibilité poétique » d’alors – ou de voyageur – Avant les deux années passées à Malte entre 1804 et 1806 d’où il reviendra profondément changé physiquement, ce sera l’Allemagne où il séjournera entre septembre 1798 et décembre 1799, année de rupture où il découvre les philosophies de Kant, Schelling et Hegel et d’où il reviendra profondément changé intellectuellement.&lt;br /&gt; Romantique, certes, mais avec un pied déjà dans la modernité comme en témoigne son amour pour les grandes villes, Londres notamment où il retournera toujours pour ses lieux de parole : cafés, salles de conférence.&lt;br /&gt; Pour Jacques Darras, il est la figure exemplaire de « l’esprit européen (…) pionnier, découvreur de langues, de littératures et de sensibilités », figure malheureuse tant il eut à vivre la césure entre sensibilité et rationalité, poésie et philosophie. De fait, les grands poèmes de Coleridge sont tous d’avant son séjour en Allemagne. Tout se passe comme si à 26/27 ans il « s’opérait vivant » de la poésie comme Mallarmé le dira plus tard pour Arthur Rimbaud !&lt;br /&gt; Il faut lire ces poèmes dont la célèbre Ballade du vieux marin, cette errance maritime d’un vieux marin coupable d’avoir tué un jour un albatros, « l’oiseau par qui le vent soufflait ». C’est dans ses mots qu’erre le vieux marin. Et nous avec lui, pris au filet de sa parole, renvoyés à notre propre errance de sujet sans place. À l’image d’un souffle sur la mer, ainsi allons-nous !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/03/01/beatrice-bonhomme-courbe-de-calligraphie-silencieuse.html</guid> <title>Béatrice Bonhomme - Courbe de calligraphie silencieuse</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/03/01/beatrice-bonhomme-courbe-de-calligraphie-silencieuse.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Inédits</category>  <category>Mes ami(e)s, mes invité(e)s</category>   <pubDate>Sat,  1 Mar 2008 19:55:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/01/5a7673f80d8bd67b2845c3fb8ab83aa9.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/01/a84c1ee16b40ed16e98240c059c9f564.jpg&quot; id=&quot;media-146826&quot; alt=&quot;5a7673f80d8bd67b2845c3fb8ab83aa9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-146826&quot; /&gt;&lt;/a&gt; ( Béatrice Bonhomme, poète, a publié des livres de poèmes dont &lt;i&gt;Les Gestes de la neige&lt;/i&gt;&lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/00/02/04b0413f899806557d2bf291bbbe4d0d.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/00/02/865eb5314c2e2541cc8bc4f94a6ed95f.jpg&quot; id=&quot;media-146831&quot; alt=&quot;04b0413f899806557d2bf291bbbe4d0d.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-146831&quot; /&gt;&lt;/a&gt; (L’Amourier), &lt;i&gt;Le Nu bleu&lt;/i&gt; (L’amourier) &lt;i&gt;Cimétière étoilé de la mer&lt;/i&gt; (Mélis) et &lt;i&gt;La Maison abandonnée&lt;/i&gt; (Melis, 2006).&amp;nbsp; Elle a également réalisé&amp;nbsp; plusieurs livres avec des peintres.&lt;br /&gt; Parmi les titres à paraître en 2008 peuvent être signalés une biographie sur Pierre Jean Jouve aux éditions Aden et un livre sur la poésie contemporaine : &lt;i&gt;Mémoire et porosité&lt;/i&gt; aux éditions Melis.&lt;br /&gt; Elle a fondé avec Hervé Bosio la Revue &lt;i&gt;&lt;b&gt;Nu(e)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, qui édite des poètes contemporains depuis 1994.Son dernier numéro est consacré à Jacques Ancet (Au numéro, 20 euros; Abonnement 50 euros auprès de ASSOCIATION NU, 29 Avenue Primerose 06000, Nice)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;Courbe de calligraphie silencieuse&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La terre rouge, une déchirure de nuit, les grands grumeaux de terre éclatant dans les vignes. La sueur rousse écartelée. Un prieuré sévère en pierres de sable s’écoulant dans les chênes, les vignes comme une rose non encore ouverte au prisme de verdure. Le vert et le rouge échangent des provocations d’amour. Le silence éclate au cœur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les dédales d’un labyrinthe brûlant dans le vent des pierres, comme un marché au désert, et parfois une oasis de platanes à l’ombre d’un jardin retiré, la brûlure d’une traversée silencieuse dans les ruelles de la ville, puis l’ombre recueillie d’une maison offerte au sable. La fresque porte la lumière, trois fois ourlée des cordelettes de prière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur&amp;nbsp; les murs de la maison qui va être détruite, les taches de couleur, les oiseaux, les marques du désir ont laissé une colle rose. Les couleurs éclaboussent le matin, dans les formes enfantines d’un trait mal défini. Le sabre entre les cuisses, la fresque viole la lumière dans une fin&amp;nbsp; d’après-midi qui doit mourir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une fontaine est posée entre les murs, sa pluie avive les couleurs projetées dans la lumière.&lt;br /&gt; Dans la maison abandonnée, une petite pièce bleue a reçu un trait de pinceau piaillant et des oiseaux sont nés qui hurlent leur rougeur innocente entre les becs des lustres oubliés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La maison abandonnée est devenue la proie de l’arbitraire. Des oiseaux ont été dessinés sur les murs&amp;nbsp; comme des nappes de couleur avec des fleurs à la Matisse, utilisant les motifs déjà existants d’une ancienne tapisserie ; çà et là on découvre la tendresse désuète, presque chinoise d’une plume posée avec le mousseux d’un flocon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La fraîcheur inattendue d’un jardin et les dédales de la maison abandonnée comme des enfants auraient joué de quelques flaques de lumière et posé sur le mur leurs doigts imprégnés de couleur mais pas encore assez défaite. Pourtant une petite chambre bleue, peinte à la va-vite, par touches jetées sur la tapisserie, garde le silence des enfants, laissé pour compte, oublié. Et brusquement se découvre le couple de la fresque dessiné avec son désir en bataille.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le couple dessiné à la va-vite comme grossièrement, ressemble aux graffitis d’enfants. Il a gardé l’innocence des choses simples au milieu des taches d’oiseaux et de fleurs qui croisent sur la tapisserie un silence bleu déposé là par hasard.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un vieux rideau vert, inattendu dans cette nudité garde le plissé d’une chasuble. Son bord touche l’esquisse d’un ciel, puis un miroir taché d’éclaboussures renvoie l’image d’une fresque dorée avec la présence d’un personnage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur le mur s’étale vif et clinquant, le désir, désir de vivre et de jouir, désir de procréer des fleurs et des oiseaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le dessin ne bouge pas d’un cil même sous le vent léger. Il est comme arrêté dans le temps, avec le bleu foncé d’une nuit de juillet, une pierre posée, sans érosion.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des graffitis entrelacent des noms et des corps très matériels qui sont peints à la va-vite, mal définis et l’on distingue juste le sexe de l’homme qui devient une fleur de couleur violente avec des oiseaux dans ses nids.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a un recueillement car le miroir de l’ancienne salle d’eau a pris du moucheté et dans une encoignure se précipitent quelques oiseaux qui ont poussé leur force dans le sexe de l’homme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une fleur criarde étale sa vulgarité sur la tapisserie peinte à la hâte. Le soleil la frappe et la fait hurler au bord d’une fenêtre qui baille.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Toutes les fenêtres, les portes battantes mais dans le dédale des pièces demeure un lieu secret où le bleu se bat avec le rouge. Il reste une odeur d’enfance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des larmes d’eau suintent dans la cour avec des fleurs qui saignent dans les murs recouverts de signes rouges.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le bulldozer, lorsqu’il viendra, fera éclater les murs, appuyant trop vite sur des tubes de gouache comme un enfant pressé et tout aura cet&amp;nbsp; air à la fois désolé et festif d’un gachis de couleur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il a fallu longtemps laisser couler le bleu de l’encre pour réparer le gris des choses.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une résistance de velours laisse glisser son feu sur le mur posé de la chambre.&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;© Béatrice Bonhomme&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/02/05/jacques-ancet-je-reviens-extrait-d-un-travail-en-cours.html</guid> <title>Jacques Ancet - Je reviens (extrait d'un travail en cours)</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/02/05/jacques-ancet-je-reviens-extrait-d-un-travail-en-cours.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Inédits</category>  <category>Mes ami(e)s, mes invité(e)s</category>   <pubDate>Tue,  5 Feb 2008 15:25:00 +0100</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;( &lt;b&gt;Jacques Ancet&lt;/b&gt;&amp;nbsp; est né à Lyon en 1942. Longtemps professeur d’espagnol en classes préparatoires, il vit près d’Annecy. &lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/02/c30ab010146fd929e92105459d927b3e.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/02/298895c8f3e5ef420fb1f7f861c6c755.jpg&quot; id=&quot;media-131005&quot; alt=&quot;c30ab010146fd929e92105459d927b3e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-131005&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Il est l’auteur d’une trentaine de livres (poèmes, romans, essais) dont, récemment, Diptyque avec une ombre (Arfuyen, 2005), Prix Charles Vildrac 2006 de la SGDL et prix Heredia 2006 de l’Académie Française, La ligne de crête (Tertium éditions, 2007), Entre corps et langage, anthologie d’Yves Charnet, (L’idée bleue/Ecrits des forges 2007) et Journal de l’air (Arfuyen, 2008).&lt;br /&gt; Traducteur de langue espagnole (Jean de la Croix, Aleixandre, Cernuda, Valente… ) il&amp;nbsp; vient de publier&amp;nbsp; Clarté sans repos (Arfuyen), Cecilia (Lettres Vives), d’Antonio Gamoneda,, L’homme et le divin de María Zambrano (José Corti), Lettres aux hirondelles et à moi-même, de Ramón Gómez de la Serna (André Dimanche) et L’opération d’amour de Juan Gelman (Gallimard).&lt;br /&gt; Il a obtenu le Prix Nelly Sachs en 1992,, le prix Rhône-Alpes du Livre en 1994 et la Bourse de traduction du Prix Européen de Littérature Nathan Katz en 2006.)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;J'écrivais à propos d'&lt;i&gt;un morceau de lumière&lt;/i&gt; (Voix d'encre) que c'était un livre d’encre et de chair dont on tournait les pages et qu'entre elles, une lumière filtrait et passait vibrante pour aller rayonner plus loin. Que cette lumière, on la retrouvait dans &lt;i&gt;La dernière phrase&lt;/i&gt; (Lettres Vives)comme celle qui nous restait, nous manquant toujours. Elle passe dans les poèmes de Jacques Ancet, rayonne comme un fil de jour s’obstine à accompagner « ce qui s’en va », cette vie qui passe sans se retourner, » comme un passage d’oiseaux » éclaire le ciel, « comme le jour commence ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;Je reviens&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Je reviens, j’ai été absent des semaines, le vent pourtant n’a cessé de souffler &amp;amp; la lumière d’éclairer les visages&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;je reviens le ciel retombe sur mes yeux avec une lenteur d’enfance, je ne sais plus si c’est bien moi&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;qui parle ou si de moi ne reste que ce peu de paroles éparpillées que je ne reconnais plus&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;mais je reviens, écoutez, le monde me traverse toujours, il a des flaques de sang, des mouches, une douleur trop grande pour&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; être dite&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;le monde est noir &amp;amp; il fait mal, le monde, il a des petits yeux méchants, ils vous regardent, vous épient&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;vous entrez dans une histoire sans queue ni tête, on dit c’est la vie, elle vous regarde de loin déjà, elle vous mange&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;alors comment revenir comment dire c’est moi regarde c’est moi encore je suis là&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;pour la montagne et pour l’herbe, pour le cri de la corneille, le chêne &amp;amp; la clôture&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;pour tout ce que j’ignore, mais qui réclame un peu de place entre mes mots, un fil luisant entre feuille &amp;amp; pierre&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;un peu de terre sous la semelle, ce numéro de téléphone sans visage &amp;amp; sans voix, trop de feuilles sèches pour la saison&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;je reviens, mais qui m’a attendu, les pièces sont vides, quand j’y entre, je ne trouve qu’un peu de poussière au bord des fenêtres&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;amp; les taches pâles des tableaux absents sur les murs, le jour est un désert trop encombré de phrases &amp;amp; d’objets&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;les vaches broutent dans nos chaussures&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;leur souffle chaud fait une buée où nos yeux s’évaporent&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;© Jacques Ancet&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/02/02/lu-21-giacometti-dupin-eclats-d-un-portrait.html</guid> <title>Lu 21 - Giacometti/Dupin -Eclats d'un portrait</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/02/02/lu-21-giacometti-dupin-eclats-d-un-portrait.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Du côté de mes interventions</category>  <category>Inédits</category>   <pubDate>Sat,  2 Feb 2008 18:55:00 +0100</pubDate> <description> ( Est paru chez André Dimanche éditeur (39 euros) de Jacques Dupin, &lt;b&gt;Alberto Giacometti Eclats d’un portrait&lt;/b&gt; avec des photographies de Ernst Scheidegger ) &lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/00/02/2a428670285a56c9f067f5feeda51b7c.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/00/02/1b6b4a163b4661acfe21f69989c7df43.jpg&quot; id=&quot;media-129148&quot; alt=&quot;2a428670285a56c9f067f5feeda51b7c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-129148&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dans ces &lt;i&gt;Eclats d’un portrait&lt;/i&gt;, Jacques Dupin ne nous livre pas le simple compte-rendu, toujours lacunaire, d’un souvenir. Par delà l’anecdote qui concerne le 46 rue Hippolyte-Maindron à Paris (14ème), l’automne 1965 qui vit Giacometti accepter, par amitié pour Jacques Dupin, l’intrusion de la camera de Ernst Scheidegger et le hasard qui permit de retrouver à Zurich, dans les studios de Scheidegger,&amp;nbsp; une caisse remplie des photos du film, ce qu’on lit dans ce très beau livre est une relève.&lt;br /&gt; Il ne s’agit pas pour Dupin de dire on ne sait trop quelle vérité sur ce qui s’est passé dans cet atelier mais dans le jeu entre les images reproduites ici et les mots de Jacques Dupin de dire au plus juste. De reprendre. Porter plus avant le souvenir, cela est relever. Porter hier dans un futur.&lt;br /&gt; Le porter au plus près de cette avancée dans l’inconnu, après que le premier trait comme le premier pas ait introduit le porte-à-faux d’un déséquilibre. Et c’est alors comme un souffle toujours là à tisonner le feu qui à brûler toujours plus, s’effondre braise sur braise. Et c’est cet éboulement, celui d’une interrogation qui s’entretient interminablement elle-même, qui tient, trait à trait, comme tiré du vide et devant nous porté comme devant le regard perdu de Giacometti. Qu’il dessine ou sculpte – les deux séries de photographies sont superbes de complicité attentive – une tête – celle de Dupin, « tête d’un autre dans le regard d’Alberto » écrit-il – surgit moins qu’elle ne se déclôt, sur la toile ou dans le bloc de terre, trait pour trait, pétale de terre après pétale de terre, comme autant de saetas, flèches sonores qui déchirent le ciel vide,&amp;nbsp; à partir d’un tout perdu, ce fantôme de tête que Giacometti a perdu, explique Dupin, à peine s’est-il emparé du pinceau ou de la terre.&lt;br /&gt; Il est ainsi très émouvant de suivre Giacometti et Dupin avancer dans l’ignorance de la fin sans souci d’arriver. Etrange voyage vers la figure ! Vers ce qui se dérobe toujours alors même qu’elle s’affirme, se cache alors qu’elle se montre, se détruit alors qu’elle se construit. Etrange construction dont le processus est de démolition ! Ici travaille la ruine. C’est elle qui édifie, trait contre trait ; coup de pouce contre coup de pouce. Ce qui élève abaisse, ce qui amoindrit relève.&lt;br /&gt; Ce livre est l’autre scène d’une danse . Celle de mains funambules, amoureuses du vide.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;© Alain Freixe&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/01/20/lu-avec-guillevic-sur-le-chemin-des-seves.html</guid> <title>Lu 20 - Avec Guillevic sur le chemin des sèves</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/01/20/lu-avec-guillevic-sur-le-chemin-des-seves.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Du côté de mes publications</category>  <category>Inédits</category>   <pubDate>Sun, 20 Jan 2008 17:55:00 +0100</pubDate> <description> &lt;p&gt;( cet article est paru dans une version abrégèe dans L'Humanité du jeudi )&lt;br /&gt; Il s'agissait de fêter le centenaire de la naissance de Guillevic et de faire signe vers deux publications importantes:D'abord, &lt;i&gt;Possibles futurs&lt;/i&gt;, Poésie/Gallimard, cat 2; puis, &lt;i&gt;Relier&lt;/i&gt;, poèmes (1938-1996) NRF, Gallimard,29 euros.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2007 : que de centenaires ! De René Char à Maurice Blanchot en passant par André Frénaud, Georges Schéhadée , comment pourrais-je oublier Eugène Guillevic dont s’est aussi le dixième anniversaire de la mort ? À côté de colloques, exposition, rencontres – j’écris cette chronique alors que se déroule bien loin de mes montagnes un Hommage à Guillevic à Saint-Arnoult-en-Yvelines, Maison Elsa Triolet et Aragon -&amp;nbsp; des publications. Si je commencerai par signaler Du pays de la pierre aux éditions de la différence qui réunit le poète, Lucie Guillevic-Albertini et le sculpteur Boris Lejeune, les deux livres des éditions Gallimard retiendront mon attention. Le premier, c’est la réédition de Possibles futurs dans la collection Poésie/Gallimard ; le second, Relier est un fort volume – quelques 800 pages ! – que nous devons aux soins attentifs de son épouse qui a réuni les recueils ou poèmes parus entre 1938 et 1996.&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/01/08/jeanne-bastide-la-lumiere-arrive.html</guid> <title>Jeanne Bastide - La lumière arrive</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2008/01/08/jeanne-bastide-la-lumiere-arrive.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Inédits</category>  <category>Mes ami(e)s, mes invité(e)s</category>   <pubDate>Tue,  8 Jan 2008 15:15:00 +0100</pubDate> <description> &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/02/e2d9f99f1fe55d1b4c2ec914e05d6800.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/01/02/2e3566839de1a3b6eb00ccc816a3e837.jpg&quot; id=&quot;media-113783&quot; alt=&quot;e2d9f99f1fe55d1b4c2ec914e05d6800.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-113783&quot; /&gt;&lt;/a&gt;( Méditerranéenne, &lt;b&gt;Jeanne Bastide&lt;/b&gt; est née à Montpellier en 1947, “…dans les faubourgs. Pas le Montpellier de la ville – celui de la campagne. Un berceau de pierre dans un écrin de vignes ”. Psychologue de formation, elle a été un temps enseignante avant de se consacrer à l’écriture, la sienne et celle des autres. Elle propose l’écriture dans des structures institutionnelles, des associations, des librairies ou des médiathèques… depuis plus de dix ans.  Elle participe à l’animation de « La belugo », l’étincelle en occitan. Cette association a pour but de promouvoir l’écriture sous toutes ses formes en organisant des ateliers d’écriture, des lectures, des « écuries d’écrits », des stages…(contact : Belugo, 95 avenue Azema – 34530 – Montagnac – 0467240233&amp;nbsp; beugo@club-internet.fr)&lt;br /&gt; Elle publie régulièrement en revue. &lt;i&gt;&lt;b&gt;Lucarnes&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; aux éditions de L’Amourier, collection Thoth, est son premier récit.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Elle m'a confié cet extrait &lt;i&gt;de &lt;b&gt;L'&lt;/b&gt;&lt;b&gt;Intimité de la lumière&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;, à paraître aux éditions Double cloche avec des peintures d'Yves Pïcquet (Contact : edition.double.cloche@orange.fr ou http://perso.orange.fr/yves.picquet)&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;La lumière arrive&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;elle plie le jour à une mesure sans mesure / la lumière n’a pas de bord / ne borde pas / remplit ce qui n’a pas de forme / on la reconnaît à sa texture dans la gorge ou sur la peau /&amp;nbsp; il y a des jours où on ne supporte plus son poids ni son regard trop profond / on va alors dans un intérieur et on rêve d’hirondelles sans envol / on plonge dans une ombre apaisante pour la parole et seul l’évitement a lieu / il ne reste que l’ivresse du ciel extérieur et la ligne d’horizon de la porte fermée / le jour grince et la mémoire s’affole&amp;nbsp; / impossible de voyager / trop lourde&amp;nbsp; la monnaie d’étincelles n’est plus qu’argent sans éclat / il faudrait un peu de silence gratuit / de la simple présence pour que le jour se lève&amp;nbsp; et que ce soit l’aurore / il faudrait / il faudrait / on ne sait pas tous les désormais qui sommeillent en nous / comme nous ne verrons jamais la lumière en face sans peur de disparaître dans sa violence&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;© Jeanne Bastide&amp;nbsp;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2007/11/07/claudine-galea-l-heure-blanche.html</guid> <title>Claudine Galea - L'heure Blanche</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2007/11/07/claudine-galea-l-heure-blanche.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Inédits</category>  <category>Mes ami(e)s, mes invité(e)s</category>   <pubDate>Wed,  7 Nov 2007 18:43:50 +0100</pubDate> <description> &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/02/01/4bab94348035a4f2dc826b2ab38fa1c3.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/media/02/01/36de7e646b46585c023d03d6e72327fd.jpg&quot; id=&quot;media-78865&quot; alt=&quot;4bab94348035a4f2dc826b2ab38fa1c3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-78865&quot; /&gt;&lt;/a&gt;( &lt;b&gt;Claudine Galea&lt;/b&gt; écrit du théâtre, des romans pour les adultes et pour la jeunesse. Elle travaille également avec les chorégraphes et créateurs d'images nouvelles n+n corsino. Elle est présente sur Remu.net.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'elle, elle dit : &quot;Je suis d'origine maltaise, mon père est venu d'Algérie quelques années avant ma naissance et j'ai grandi à Marseille. Je vis à Paris, mais ce sont toujours la lumière du sud et la présence de la mer qui me portent. Je n'aime pas beaucoup les catégories qui enferment et scindent. C'est sans doute pour ces raisons que j'ai toujours exploré différents territoires, seule ou accompagnée, avec des artistes d'autres horizons.  &quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi ses derniers livres :&amp;nbsp; &lt;i&gt;Le bel échange&lt;/i&gt; (récit), &lt;i&gt;Morphoses&lt;/i&gt; (roman&amp;nbsp; graphique avec Goele Dewanckel), &lt;i&gt;Rouge Métro&lt;/i&gt; (roman noir à partir de&amp;nbsp; 15 ans) aux éditions du Rouergue,&amp;nbsp; &lt;i&gt;L'amour d'une femme&lt;/i&gt; (récit) au&amp;nbsp; Seuil, &lt;i&gt;Je reviens de loin&lt;/i&gt; (théâtre) aux éditions Espaces 34 et &lt;i&gt;La règle du changement&lt;/i&gt; aux éditions de l'Amourier, cadre dans lequel je l'ai rencontrée.Elle me confie aujourd'hui &lt;i&gt;L'heure blanche&lt;/i&gt; qui devrait faire l'objet d'une publication avec&amp;nbsp; des illustrations de Goele Dewanckel très prochainement.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je m'appelle Blanche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je porte des robes blanches des culottes blanches des socquettes blanches et des tennis blanches.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je n'aime pas la nuit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je n'aime pas les jeux d'enfants. Je n'aime pas plonger dans la piscine. Jouer à cache-cache. Je n'aime pas qu'on me fasse tourner avec un bandeau sur les yeux pour avancer à tâtons à la recherche des autres qui gloussent qui rient qui poussent des cris et appellent : Blanche par ici, Blanche par là.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'aime l'été. Le sable dans l'île et l'heure de midi.&lt;br /&gt; J'aime quand il n'y a pas d'ombre. Que les ombres même sont blanches.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est un pays très chaud où ma mère est née et m'emmène en vacances.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A midi personne ne sort.&lt;br /&gt; Moi je vais jusqu'au bout du port et je vois tout ce que j'aime voir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La plage à droite comme un voile de mariée.&lt;br /&gt; La plage n'en finit plus de couler vers l'horizon. Une jeune fille en blanc marche sur la plage, la mariée entre dans la mer. Je la perds. Elle devient le ciel le sable l'eau et le soleil.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ma mère accourt pour me mettre un chapeau blanc sur la tête.&lt;br /&gt; Ma mère a une jupe blanche et un dos nu blanc. Et des lunettes de soleil noires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je déteste les lunettes de soleil.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ma mère dit des mots : folle insolation trop chaud midi aveuglant mourir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne comprends pas ce qu'elle dit.&lt;br /&gt; Je ne suis pas comme elle. Je n'ai pas chaud, pas mal à la tête et mes yeux aiment la lumière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je m'assieds sur la pierre blanche du quai. Je tourne le dos à la mer.&lt;br /&gt; Les rues en pente du village dégringolent, ce sont des cascades.&lt;br /&gt; Les maisons flottent, ce sont les rideaux en mousseline blanche que maman a mis dans le salon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu'est-ce qui ressemble le plus à la neige ? La mer ou les maisons ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je fais des dessins sur des feuilles blanches. J'ai une boîte de peinture. Je n'utilise que le blanc. J'ai quarante dessins blancs. Depuis quarante jours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu'est-ce qui ressemble le plus à la neige ? C'est l'heure de midi dans l'île au milieu de la mer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Maman ne voit pas ce que je peins. Elle ne voit rien.&lt;br /&gt; Elle passe une couche de peinture blanche sur le mur blanc, je vois le nouveau blanc, puis elle passe une deuxième couche, je vois le nouveau nouveau blanc.&lt;br /&gt; Maman s'énerve : tu vois bien c'est blanc pareil, c'est pareil, tu ne peux pas voir du blanc sur du blanc. Mets des couleurs, ce sera beaucoup plus joli. Et plus gai.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je regarde l'île et autour de l'île. Je regarde mes tennis blanches et mes ongles. Et dans le miroir je regarde mes dents. Et je regarde ma robe d'été en coton et aussi ma culotte. Je vérifie que tout va bien, tout est blanc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et je l'entends miauler.&lt;br /&gt; Je la vois, ombre blanche le long du béton blanc.&lt;br /&gt; Qu'est-ce qui est le plus blanc, la route, la maison, Bianca ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je lui ai apporté un peu de lait dans ma petite bouteille que maman avait remplie d'eau. Elle lappe dans ma main. Je m'allonge sur la pierre contre Bianca. Dans sa fourrure blanche, je m'endors.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Même les bruits sont blancs. Le cri des mouettes. Les mâts des bateaux qui vibrent dans l'air. Mon cœur qui bat, blanc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Maman crie, appelle : Blanche !&lt;br /&gt; Elle ne me voit pas.&lt;br /&gt; Je suis la pierre et le béton, la plage et le sable, l'eau et le ciel, la chaleur et la lumière. Je suis l'île et j'ai dix ans. C'est ici que je suis bien moi, c'est ici que je veux vivre. Je veux vivre quand c'est midi et que je suis seule dans les rues de l'île. C'est l'heure blanche dont tout le monde a peur. C'est l'heure où j'oublie tout, où je n'ai plus mal, c'est l'heure du bonheur. Le bonheur est blanc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un jour toute ma peau sera blanche, et seront blancs aussi mes yeux bleux et mes cheveux blonds. Et ma langue, et la langue rose de Bianca. Le blanc me pousse dedans.&lt;br /&gt; Quand je serai toute blanche, je disparaîtrai.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme mon papa.&lt;br /&gt; Il photographiait les phoques. Neige, congères, lacs gelés. Il me montrait ses images. Il me disait, regarde Blanche, celle-là je l'ai solarisée. Je voyais des ombres banches, des flous blancs, des taches blanches, des mouvements blancs sur l'écran.&lt;br /&gt; Il mettait encore plus de soleil, il appuyait sur le flash, il blanchissait, il illuminait, il aveuglait tout de blanc. Il disait, les aveugles voient dans le noir, moi je vois dans le blanc.&lt;br /&gt; Moi aussi je vois. Je vois bien, je vois tout dans le blanc, je le vois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a quarante jours, maman a dit : papa a disparu, le blanc l'a pris, il est dans l'hiver éternel.&lt;br /&gt; Elle a pleuré.&lt;br /&gt; Moi je sais où il est.&lt;br /&gt; Il est dans ses photographies, solarisé.&lt;br /&gt; Il est dans l'île à l'heure de midi. Il est dans le sable et maman va le rejoindre dans sa robe de mariée. Il est entre la terre et le ciel à midi quand ça clignote et que tout devient jaune puis orange puis rouge puis noir puis blanc.&lt;br /&gt; Je le peins dans mes dessins.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu'est-ce qui est le plus blanc, le vide, l'absence, le désir, l'attente ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un jour je serai Bianca et Bianca sera moi. Peut-être qu'il est là, mon papa, à l'intérieur de Bianca. Je caresse sa fourrure blanche, je t'aime Bianca.&lt;br /&gt; Je crois que je sais : le plus blanc, c'est aussi le plus grand, c'est quand j'ai tout le temps, que c'est l'été, les vacances, que je peux faire ce qui me plaît, marcher dans l'île à l'heure la plus blanche de la journée.&lt;br /&gt; Quand je sens dans mon ventre et ma poitrine quelque chose monter, monter.&lt;br /&gt; Le plus blanc, c'est ce qui contient toutes les couleurs, c'est ce qui fait ressembler l'été à l'hiver, c'est ce qu'on met quand on va se marier, c'est ce qui rend le sale propre, c'est le drap qu'on met sur les morts et les premiers vêtements des bébés, c'est ce qui efface les fautes d'orthographe, et c'est la fleur du jasmin, le parfum préféré de maman, c'est les cailloux du petit Poucet, c'est la fin de la nuit, les nuages sur lesquels on vole, la crème chantilly, c'est Bianca et c'est mon papa. Le plus blanc, c'est d'aimer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comment expliquer ça à maman ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; © Claudine Galea&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2007/06/25/emmanuel-laugier-crâniennes-extraits.html</guid> <title>Emmanuel Laugier - Crâniennes (extraits)</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2007/06/25/emmanuel-laugier-crâniennes-extraits.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Inédits</category>  <category>Mes ami(e)s, mes invité(e)s</category>   <pubDate>Mon, 25 Jun 2007 22:20:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/medium_Didier_leclerc_-_E._L_07_-_2.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/thumb_Didier_leclerc_-_E._L_07_-_2.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_Didier_leclerc_-_E._L_07_-_2.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;Emmanuel laugier&lt;/b&gt; est né en 1969 à Meknès (Maroc). Il vit à Nîmes. Travaille aux &lt;i&gt;Belles Lettres&lt;/i&gt;. il fait partie du comité de rédaction de la revue L’Animal (Metz), où il écrit, entre autre, sur le cinéma. Il est un collaborateur régulier du &lt;i&gt;Matricule des anges&lt;/i&gt; pratiquement depuis les débuts de ce mensuel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;parmi ses dernières publications, on relèvera&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* &lt;i&gt;Strates&lt;/i&gt;, Cahier Jacques Dupin (sous la direction d'E. L), Édition Farrago/ Léo Scheer, 2000&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* &lt;i&gt;Singularités du sujet&lt;/i&gt; (8 études sur la poésie contemporaine), sous la direction de Lionel Destremau et E. L, (Prétexte éditeur,2001)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;• &lt;i&gt;Pluralités du poème&lt;/i&gt; (8 études sur la poésie contemporaine), sous la direction de Lionel Destremau et E. L, ( 2003) &lt;/p&gt; &lt;p&gt;* &lt;i&gt;Suivantes&lt;/i&gt;, Didier Devillez, 2004&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* &lt;i&gt;Mémoire du ma&lt;/i&gt;t, Ulysse Fin de Siècle, 2006,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon ami Emmanuel Laugier pratique cet exercice vertical de la langue fait de pastilles noires, ces points de pitonnage ; de parenthèses vides qui au lieu d’ajouter semblent au contraire ouvrir l’espace vide où la parole trouverait à se retourner ; de tirets comme autant de jonctions / disjonctions de plans d’écriture, autant de prises à saisir / lâcher pour se hisser, passer un ressaut. Jusqu’au surplomb. Ecrire, non plus comme marcher, mais comme grimper.Et sentir le vent du dehors emporter les dernières poussières. Dans le ciel ouvert. Alors tout peut alors continuer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me confie aujourd'hui ces quelques &lt;i&gt;Crâniennes&lt;/i&gt; inédites.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;25&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;crânienne&lt;br /&gt; &amp;nbsp;est dans le bleu sec du serpent&lt;br /&gt; &amp;nbsp;de loire — est encore une autre image —&lt;br /&gt; &amp;nbsp;mais large (panoramique)&lt;br /&gt; &amp;nbsp;et froide loire elle-même avec lui jacques&lt;br /&gt; &amp;nbsp;lisant au travers du carreau du train lui&lt;br /&gt; &amp;nbsp;[qui lisait] ses yeux&lt;br /&gt; &amp;nbsp;que je ne voyais pas que&lt;br /&gt; &amp;nbsp;que je ne pouvais voir tournés tournés&lt;br /&gt; &amp;nbsp;vers je ne sais quel&lt;br /&gt; &amp;nbsp;autre varech encore&lt;br /&gt; &amp;nbsp;plus encore enroulé dans du noir-plastique&lt;br /&gt; &amp;nbsp;brillant échevelé&lt;br /&gt; &amp;nbsp;venteux dans le loin&lt;br /&gt; &amp;nbsp;là&lt;br /&gt; &amp;nbsp;où je n’étais pas&lt;br /&gt; &amp;nbsp;lui&lt;br /&gt; &amp;nbsp;regardant une embuscade —&lt;br /&gt; &amp;nbsp;un grand brasier un feu âcre blanc enrouler le ciel&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 26&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;i&gt;pour serge&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;et&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (incise — au jour ce&lt;br /&gt; jour le 7 demain&lt;br /&gt; le 8 dans le soleil pas loin&lt;br /&gt; montauban — en décembre deux-mille quatre&lt;br /&gt; glisse avec claude l’ongle où&lt;br /&gt; je le voyais ô&lt;br /&gt; ton sourire beau donné&lt;br /&gt; donné — que même au fils pas&lt;br /&gt; sinon&lt;br /&gt; adieu —&lt;br /&gt; te revoir au fond courbe du crâne&lt;br /&gt; lové de la douceur de la&lt;br /&gt; douceur que le jour&lt;br /&gt; continuant enfin le dire le lâcher —&amp;nbsp;&amp;nbsp; )&lt;br /&gt; ce jour pas&lt;br /&gt; le même&lt;br /&gt; non&lt;br /&gt; jamais&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 27&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;pas plus qu’un autre&lt;br /&gt; est jeté en travers de soi ce-&lt;br /&gt; lui&lt;br /&gt; là&lt;br /&gt; pas autrement&lt;br /&gt; est&lt;br /&gt; fracassé&lt;br /&gt; dans ton jour à toi un&lt;br /&gt; vase&lt;br /&gt; a&lt;br /&gt; coulé&lt;br /&gt; son noir jusqu’&lt;br /&gt; ici&lt;br /&gt; ton temps&lt;br /&gt; y&lt;br /&gt; fait&lt;br /&gt; tâche&lt;br /&gt; tatouage&lt;br /&gt; indélébilité du feutre lent&lt;br /&gt; dans la mémoire voulue fermée&lt;br /&gt; vacante&lt;br /&gt; car pas pour aujourd’hui&lt;br /&gt; son insistance&lt;br /&gt; non&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; 28&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;crâniennes&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp; pas&lt;br /&gt; &amp;nbsp; aujourd’hui&lt;br /&gt; &amp;nbsp; pas ce jour de venir&lt;br /&gt; &amp;nbsp; déconner&lt;br /&gt; &amp;nbsp; avec ça qu’il&lt;br /&gt; &amp;nbsp; faut (faudra)&lt;br /&gt; &amp;nbsp; bien passer de l’autre côté&lt;br /&gt; &amp;nbsp; pour&lt;br /&gt; &amp;nbsp; quoi :&lt;br /&gt; &amp;nbsp; sortir&lt;br /&gt; &amp;nbsp; revenir nous&lt;br /&gt; &amp;nbsp; oui&lt;br /&gt; &amp;nbsp; un peu avec&lt;br /&gt; &amp;nbsp; la rue qui passe son&lt;br /&gt; &amp;nbsp; bruit dans le&lt;br /&gt; &amp;nbsp; tien grand&lt;br /&gt; &amp;nbsp; blanc vide&lt;br /&gt; &amp;nbsp; d’esprit&lt;br /&gt; &amp;nbsp; alors&lt;br /&gt; &amp;nbsp; alors&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; 29&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;left&quot;&gt;et ( incise — au jour&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; terminé — dit&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; fin&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; fini&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; plié&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; parti — dit&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; cela qu’il — non&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; pas&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; seulement&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; soit chassé&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; dans le coin de tête le plus&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; lointain reculé — non —&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; mais&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; qu’il (ce jour)&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; commence cent&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; fois sans&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; insistance à&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ré-exister sa mort à lui&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; passée&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; disparue&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; pschtt&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; envolée&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; avec le lent signe que je fais&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; de la main au revoir )&lt;br /&gt; te dire&lt;br /&gt; adieu&lt;br /&gt; très bas le dire&lt;br /&gt; et le faire&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;© Emmanuel Laugier&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;© Didier Leclerc pour la photographie.&amp;nbsp; Pou en savoir plus sur son travail, voir le site contact@atelier-n89.com&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2007/06/05/à-propos-de-5-rafles-de-gérard-serée.html</guid> <title>À propos de 5 rafles de gérard serée</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2007/06/05/à-propos-de-5-rafles-de-gérard-serée.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Du côté de mes interventions</category>  <category>Inédits</category>  <category>Mes ami(e)s, mes invité(e)s</category>   <pubDate>Tue,  5 Jun 2007 20:25:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p&gt;( &lt;b&gt;Gérard Serée&lt;/b&gt;, peintre-graveur, est né à Evreux en 1949 où il commence très jeune à montrer ses œuvres.&lt;br /&gt; Il travaille à Nice et dans son atelier de Cuébris. Il a fondé l’&lt;i&gt;Atelier Gestes et traces.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Il a collaboré à un grand nombre d’ouvrages de bibliophilie. Parmi ses amis poètes qu’il a accompagné par ses gravures et/ou ses collages, on peut citer Christian Arthaud, Daniel Biga, Michel Butor, Alain Freixe, Béatrice Bonhomme, Jacques Kober, Raphaël Monticelli, Bernard Noël, James Sacré, Marie-Claire Bancquart, Yves Broussard, Jean-Marie Barnaud…)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;i&gt;&lt;b&gt;En suspens dans les fonds&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;I&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;De routes en déroutes s’enroulent des ellipses.&lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/medium_ser%C3%A9e_1.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/thumb_ser%C3%A9e_1.jpg&quot; alt=&quot;medium_serée_1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; De plis en déplis se déroulent des vagues.&lt;br /&gt; Quelles pierres as-tu jeté dans l’eau noire ? Avant les ondes, te souviens-tu de ce froissé des eaux au moment de la percussion? De la fracture de surface? Te souviens-tu de cet enfoncement écumeux qui s'en suivit avec retour des fonds?&lt;br /&gt; C’est cela que j’entends gronder dans la trame de tes noirs. Entre leurs masses. Un roulement sourd d’orages inapaisés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;II&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme boursouflés, les heurts de l’ombre et de la lumière s’ouvrent sur des arrières-fonds, d’étranges clairières après d’épaisses frondaisons, aperçues entre deux troncs d’arbres abritant mousses et lichens. Dans leur lumière embuée d’encre et d’eau. Brouillards à peine colorés dans les creux et rehaussés sur les bords. Vifs aux arêtes. Quelque chose flotte. Un corps. Un sac à dos. Vieux et qui attend un temps propice à la sortie projetée. Non, pas des souvenirs, ces peaux mortes. Pas des rêves, ces vapeurs méphitiques. Mais quelque chose qui pèse aux épaules du marcheur, quelque chose dont les sangles tirent, quelque chose qui donne sa tenue au présent de qui chercherait son Mont Analogue…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;III&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/medium_ser%C3%A9e_3.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/thumb_ser%C3%A9e_3.jpg&quot; alt=&quot;medium_serée_3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/a&gt; D’incisions en balafres, de fentes en refentes, quelque chose émerge de ces rafles sur plaque. Le visage furtif de ce qui nous manque. Et qui déjà se perd à l’avant de ce qui a pris place sur le papier quand la pression se relâche, entre langes et feutres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;IV&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Contre la paroi des plaques, là où ce sont les mains qui voient, de prise en prise, passe un souffle. Ce coup de vent espace nos yeux. Nous éclaire d'un lieu improbable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;V&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et, taille-douce dans la langue, les noirs de Gérard Serée nous parlent de ce pays d’à côté d’où nous vient ce qui nous tient.&lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/medium_ser%C3%A9e_4.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/thumb_ser%C3%A9e_4.jpg&quot; alt=&quot;medium_serée_4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Vivants. Et obstinés à poursuivre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;© Alain Freixe&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2007/05/08/jean-gabriel-cosculluela-la-proche-attente-de-la-lumière.html</guid> <title>Jean-Gabriel Cosculluela- La proche attente de la lumière</title> <link>http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/archive/2007/05/08/jean-gabriel-cosculluela-la-proche-attente-de-la-lumière.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Freibach)</author>   <category>Inédits</category>  <category>Mes ami(e)s, mes invité(e)s</category>   <pubDate>Tue,  8 May 2007 15:20:00 +0200</pubDate> <description> &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/medium_Cosculluela_Jean-Gabriel.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lapoesieetsesentours.blogspirit.com/images/thumb_Cosculluela_Jean-Gabriel.jpg&quot; alt=&quot;medium_Cosculluela_Jean-Gabriel.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/a&gt;(Né en 1951 à Rieux-Minervois (Aude). Origines aragonaises (Pyrénées espagnoles). Vit en Haute-Ardèche. Conservateur territorial des bibliothèques. Écrivain, traducteur de l’espagnol, éditeur (directeur de la collection Lettre Suit, maintenant aux éditions Jacques Brémond, après une co-édition Atelier des Grames-Brémond) ). Membre du comité de rédaction de la revue Faire Part (dernier N° sur Jacques Dupin-mars 2007)Ses livres: De&amp;nbsp; &lt;i&gt;L’Affouillé&lt;/i&gt;&amp;nbsp; (Jacques Brémond, 1980) à&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;i&gt;Une prière nue, d’emblée&lt;/i&gt;&amp;nbsp; (Atelier des Grames, 2005),&amp;nbsp; une trentaine de livres. Parmi les plus récents&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Terre d’ombre&lt;/i&gt; (éd. Voix d’encre, 2001) avec des monotypes d’Anne Slaci&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Âpre aveuglement&lt;/i&gt; (éd. La Porte, 2002) avec un dessin de Claire Dumontei&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Buée&lt;/i&gt; (éd .Jacques Brémond, 2003) avec des encres de Joël Frémiot&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;L’Envers de l’eau&lt;/i&gt; (éd. Fata Morgana, 2005) avec des photographies de Jacqueline Salmon &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Stèle du seul encore&lt;/i&gt; (éd. La Sétérée, 2005) avec des gravures de Jacques Clerc&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Une prière nue , d’emblée (&lt;/i&gt;Éd. Atelier des Grames, 2005) avec une mise en livre et des gravures d’Anik Vinay&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À paraître&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;À fleur de lumière&lt;/i&gt;&amp;nbsp; (éd. Mano à Mano / Les Cahiers du Museur) avec des travaux d’Albert Ràfols-Casamada)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Gabriel me confie ce poème dont je ne puis respecter ici toutes les blanches respirations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Gabriel est un lecteur. Il a fait sienne l'affirmation de Andrès Sanchez Robayna: &quot;L’écrivain est d’abord un lecteur&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On trouvera ainsi dans &lt;i&gt;Dans La proche attente de la lumière&lt;/i&gt;, des mots&amp;nbsp; d’Andrea Zanzotto, Christian Dotremont, Andrés Sanchez Robayna, Joë Bousquet &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;La proche attente de la lumière&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Journalier de lumière&lt;br /&gt; tu regardes le feu blanc&lt;br /&gt; tu regardes le feu noir&lt;br /&gt; pour brûler l’invisible&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Braises, cendres sur le sable, sur les rochers&lt;br /&gt; pour garder encore le secret&lt;br /&gt; tu regardes toujours la lumière&lt;br /&gt; sur le seuil&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’ordre du jour où tu écris&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;la terre nue de la terrasse&lt;br /&gt; où la lumière a soif&lt;br /&gt; de la lumière obscure&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La terre nue de la terrasse&lt;br /&gt; &amp;nbsp;tu écris la terre de loin&lt;br /&gt; et chaque mot est manque&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;L’eau s’éteint ce soir d’été&lt;br /&gt; l’île est la terre de personne&lt;br /&gt; elle se donne&lt;br /&gt; dans le silence au-delà de chaque mot&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tu bois la lumière&lt;br /&gt; où la terre ce soir&lt;br /&gt; veille l’invisible&lt;br /&gt; là sur la terrasse et plus loin&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;dans l’air et son silence&lt;br /&gt; un oiseau s’abandonne&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’air et l’eau, les rochers&lt;br /&gt; chaque mot à traverser&lt;br /&gt; chaque manque&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; la proche attente de la lumière&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Vienne le jour l’air&lt;br /&gt; &lt;i&gt;en une sorte de pluie de baisers offerts&lt;br /&gt; à l’eau par les mouettes&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; dit Andrea Zanzotto&lt;br /&gt; dans &lt;b&gt;&lt;i&gt;Au-delà de la brûlante chaleur&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;aux marges qui quoi qu’il en soit sont parmi&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;et aux marges qui quoi qu’il en soit sont dehors&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;dit Christian Dotremont&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;dans&amp;nbsp; &lt;b&gt;&lt;i&gt;Commencements lapons&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comment&amp;nbsp; dire le silence avant un seul mot,&lt;br /&gt; comment&amp;nbsp;&amp;nbsp; dire le silence après un seul mot,&lt;br /&gt; le temps qu’il fait du rien, de la nudité,&lt;br /&gt; la suite d’une saison bleue et blanche&lt;br /&gt; de trop regarder le bleu et le blanc,&lt;br /&gt; le temps qu’il fait du vide sur la pierre extrême,&lt;br /&gt; comment trouver les noms ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;a. gravé de corps bas de casse&lt;br /&gt; sur la pierre extrême&lt;br /&gt; pour nu le recommencement:&lt;br /&gt; tu épelles la lumière, a.,&lt;br /&gt; tu épelles le gravier sous le pas&lt;br /&gt; la grève les rochers&lt;br /&gt; a. où bat le bleu où bat le blanc&lt;br /&gt; le recommencement&lt;br /&gt; l’eau de roche&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;i&gt;quand la lumière même&lt;br /&gt; s’approchera des bords de la lumière&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; les rochers l’eau l’été&lt;br /&gt; la soif la nuit&lt;br /&gt; les cordes d’écume et de nuit noire sur les rochers&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;i&gt;l’oeuvre de la nuit, mais de la nuit&lt;br /&gt; qui nous donne des yeux, elle a pour vertu de boire&lt;br /&gt; les ombres&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; a. reprend tes mots&lt;br /&gt; composant sans cesse le silence:&lt;br /&gt; le climat d’encre&amp;nbsp; la roche les rochers&lt;br /&gt; les paumes sur la dalle froide&lt;br /&gt; le feu blanc et la pierre extrême&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; et ce jour d’air, a.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;i&gt;.Plus haut le corps errant&lt;br /&gt; nomade dans le noeud de la lumière&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Juin 1997-Juin 2000&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;© Jean-Gabriel Cosculluela, 2007&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </description>  </item>  </channel> </rss> 